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Aperçu général sur l'économie

L’économie de la région du Kadiogo est essentiellement dominée par le secteur tertiaire, du fait que la région abrite la capitale politique, concentre une grande partie des administrations publiques, de sièges sociaux des institutions financières et des grandes entreprises.

Au niveau du secteur secondaire, l’activité économique est composée de l’industrie agroalimentaire, de BTP et de la chimie. Le secteur primaire est dominé par l’agriculture et l’élevage qui se pratiquent dans les zones rurales et périurbaines de la région.

La région dispose également de projets et programmes visant à promouvoir le développement à travers la résilience économique, l’auto-suffisante alimentaire et les investissements.

Le Kadiogo constitue le poumon du développement économique et social du Burkina Faso

Quelques données sur l'économie

1ère région la plus peuplée du Pays (Incidence de pauvreté à 8,0%)

20,30% de cette population réside en milieu rural

1014,10 habitants au km²

4,42% de taux d’accroissement annuel moyen

50,85% de femme (majorité féminine comme à l’échelle nationale)

36,3% de la population a moins de 15 ans.

Agriculture

Bien qu’elle soit une région fortement urbanisée, la région du Kadiogo apporte une contribution relativement importante en termes de production agricole au Burkina Faso. Sa production est estimée à 5% de la production agricole nationale.

La région du Kadiogo regorge de potentialités non négligeables en termes de production céréalière et maraichère. En effet, la région bénéficie d’un dense réseau hydrographique ayant permis la construction de 86 barrages agricoles dont 44 contribuent actuellement à la production agricole en toute période.

Sur un potentiel d’environs 3000 ha de bas-fonds et périmètres irrigués aménageables, seulement 1500 ha sont aménagés et exploités pour la production du riz avec seulement 150 ha en maîtrise totale d’eau.

La région regorge également d’un grand nombre de professionnels et entreprise agricoles (4 000 micro-entreprises intervenant dans tous les maillons de la chaine de production) régulièrement installées et contribuant fortement à la production et à l’approvisionnement des populations de la ville en produits agricoles frais (produits maraichers et fruitiers).

Aussi, on dénombre 35 000 producteurs maraichers répartis dans l’ensemble des communes de la région.

Concernant la ville de Ouagadougou, on constate une présence de plus en plus importante de l’agriculture urbaine et semi-urbaine. Dans la seule ville de Ouagadougou, on dénombre environ 7 500 producteurs maraichers régulièrement installés sur 540 hectares de sites non aménagés ou partiellement aménagés dont 70% sont utilisées pour le maraichage et les 30 sont mobilisées pour l’horticulture. La production maraichère dans la région du Kadiogo est également caractérisée par le développement de cultures spécifiques telles que la fraise qui est majoritairement produit dans le quartier Boulmiougou de la ville de Ouagadougou. 

Les productions de rente telles que le niébé, le soja, l’arachide et le voandzou avec une production annuelle moyenne estimée à 27 500 tonnes contribuent fortement à l’économie locale et à améliorer la résilience des femmes en milieu rural.

Élevage

La région du Kadiogo est une des régions phares dans la production animale au Burkina Faso. La production animale se professionnalise de plus en plus avec l’installation de fermes modernes dans la zone périurbaine de la ville de Ouagadougou.

 On y dénombre un nombre important de fermes intégrées et unités innovantes intervenant dans les chaines de valeur animales et halieutiques. 

  • 373 fermes avicoles ;
  • 235 unités d’embouche des ruminants ;
  • 38 unités de collecte et transformation de lait ;
  • 08 unités de production d’aliments poisson ;
  • 03 mielleries ;
  • 94 porcheries ;
  • 40 boucheries et 12 charcuteries ;
  • 59 fermes piscicoles ;
  • 49 cages flottantes installées sur les barrages de Ouagadougou.

Les statistiques du cheptel dans la région du Kadiogo montrent une évolution progressive des effectifs. Cela démontre le professionnalisme et la forte résilience du secteur face aux difficultés liées à la forte pression foncière que connait la région. L’aviculture et la pisciculture ont particulièrement pris de l’importance en termes de quantité de production et de nombre de fermes installées. De 2021 à 2025, la production avicole s’est accrue de 205,75% alors que la production de poisson a été multipliée par quatre (427,24%) sur la même période. 

Ressources minières

La région du Kadiogo ne dispose d’aucune unité de production minière industrielle ou semi-industrielle.

Carrières

Dans la région, les ressources de carrières sont indispensables au développement des infrastructures immobilières et routières. Si sa production industrielle demeure limitée, l’exploitation artisanale de granite et de latérite est prédominante dans la région. Elle joue un rôle crucial dans les constructions rurales et le remblaiement des routes.

Industries

  1. INDUSTRIE : LA MUTATION PRODUCTIVE

L’industrie dans la région du Kadiogo regroupe l’ensemble des activités économiques fondées sur la transformation des matières premières locales en produits finis ou semi-finis à grande échelle. Sous l’impulsion de la commune, le secteur s’oriente et investie dans le recyclage pour répondre aux défis de la pollution plastique.

Un Positionnement Stratégique Majeur

Le Kadiogo s’affirme comme le premier pôle industriel du pays :

  • Concentration : Plus de 55 % des établissements industriels du Burkina Faso sont localisés dans la région, principalement dans les zones industrielles de Kossodo et Gounghin.
  • Poids Économique : Le secteur représente 4 % de la valeur ajoutée régionale.
  • Répartition Urbaine : Sur les unités de production recensées dans la région, plus de 86 % sont implantées dans la commune de Ouagadougou.

Source : INSD (Annuaire Statistique) & Système Territorial d’Analyse Urbaine et de Développement (STAUD), 2019.

Analyse Statistique des Entreprises (Janvier 2026)

Le dynamisme industriel est piloté par le suivi des Identifiants Financiers Uniques (IFU). Le secteur de la construction (BTP) domine largement le paysage industriel formel.

Répartition des entreprises industrielles formelles du Kadiogo (Source : CCI-BF / Fichier National des Entreprises / Janvier 2026)

 

 

Secteur & Sous-secteur d’activité

Total

Construction (BTP)

17 152

Industries Métallurgiques

2 306

Agroalimentaire

1 894

Industries du Bois et Papier

1 653

Mines et Carrières

982

Industries Chimiques

536

Autres fabrications diverses

391

Energie

163

Textile, Filature et Cotonnade

94

Montage Mécanique

72

TOTAL INDUSTRIE KADIOGO

25 243

Branches Motrices et Secteurs Porteurs

L’industrie se structure autour de filières clés répondant à l’urbanisation galopante et aux besoins de consommation.

Type d’Industrie

Activités Dominantes

Impact Régional

BTP & Matériaux

Cimenteries, métallurgie (fers à béton, tôles).

Soutien à l’habitat et à la voirie.

Agro-industrie

Minoteries, huileries, production de boissons.

Sécurité alimentaire et valorisation des céréales (maïs, mil).

Industrie Légère

Emballages, chimie (produits d’entretien).

Réduction des importations et création d’emplois.

Facilitation du Climat des Affaires (CEFORE)

Le Centre de Formalités des Entreprises (CEFORE) est le moteur de cette dynamique de création :

  • Digitalisation : La procédure e-Création a réduit le délai moyen de création d’une unité industrielle à moins de 48 heures.
  • Dynamique : La plateforme stimule l’émergence de petites unités de transformation grâce aux incitations fiscales dédiées aux PME.
    • Artisanat

    L’ARTISANAT : UN LEVIER SOCIAL ET CULTUREL PUISSANT

     

    Définition et Rôle Social

    L’artisanat est l’âme culturelle et un pilier de la cohésion sociale dans la région du Kadiogo. Il désigne la production de biens ou de services par des procédés manuels, souvent ancestraux, où l’habileté et le savoir-faire de l’artisan sont prépondérants.

    Au-delà de l’aspect traditionnel, c’est une économie de subsistance et de résilience qui assure l’insertion professionnelle d’une part importante des jeunes et des femmes.

    • Levier social : C’est un secteur crucial pourvoyeur d’emplois, distribuant des revenus directs aux ménages, particulièrement aux jeunes et aux femmes.
    • Structure : Il est marqué par trois formes principales : l’artisanat de production, de service et d’art.
    • Domaines couverts : Teinture, soudure, tissage (Faso Dan Fani), peinture, tannerie-cordonnerie, poterie, forge, vannerie, sculpture, etc.

    Indicateurs Économiques Clés

    • Contribution au PIB régional : 2,5 % (apport direct), mais s’élève à 18 % lorsqu’il est combiné à l’industrie légère.
    • Emploi : Le secteur occupe environ 25 % de la population active régionale, majoritairement dans le secteur informel.
    • Capacité d’accueil : La région abrite le Village Artisanal de Ouagadougou (VAO), un pôle d’excellence regroupant plus de 500 artisans dans 25 corps de métiers.

    Source : Données consolidées INSD, 2019 / STAUD, 2019 / Rapports de gestion du VAO, 2025.

     

    Analyse Statistique des Entreprises Artisanales (Janvier 2026)

    Le secteur de l’artisanat formel démontre une grande vitalité avec un taux d’activité élevé des entreprises enregistrées.

    Plus de 80 % des entreprises artisanales ayant un Identifiant Financier Unique (IFU) sont actuellement actives dans la région, témoignant d’une dynamique entrepreneuriale robuste.

     

    Répartition des entreprises artisanales formelles du Kadiogo (Source : CCI-BF / Fichier National des Entreprises / Janvier 2026)

    Secteur d’Activité

    Total

    ARTISANAT

    13 193

    Filières Prioritaires et Potentiels de Croissance

    L’artisanat du Kadiogo se structure autour de quatre sous-secteurs majeurs :

    Sous-secteur

    Observations & Potentiel

    Textile (Faso Dan Fani)

    Tissage manuel en forte croissance ; forte employabilité féminine ; processus de labellisation en cours.

    Métallurgie & Service

    Fabrication d’outils agricoles pour le maraîchage périurbain, soudure, menuiserie et maintenance mécanique.

    Cuir et Peaux

    Tannerie et maroquinerie de luxe ; forte concentration près des abattoirs de Ouagadougou ; exportations vers l’Afrique de l’Ouest.

    Art de décoration

    Secteur tourné vers le tourisme et l’exportation (sculpture, bronze, poterie).

    Dynamique et Modernisation

    L’intégration de l’artisanat dans l’économie moderne du Kadiogo passe par :

    1. Le label Faso Dan Fani : Qui valorise le tissage artisanal sur le marché international.
    2. La Maroquinerie de luxe : Utilisant les ressources des abattoirs frigorifiques locaux pour créer une valeur ajoutée locale.
    3. L’Outillage Agricole : Un soutien direct à l’agriculture urbaine et périurbaine pour renforcer la sécurité alimentaire.

    Source des données : * Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Janvier 2026. Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), 2019.

    Le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO)

    La métropole est mondialement réputée pour le SIAO, dont l’objectif est de promouvoir la diversité de l’artisanat africain et mondial. Il se déroule tous les deux (02) ans

    Le Village Artisanal de Ouagadougou (VAO)

    Plateforme de création, de production et de vente, le VAO regroupe plus de 500 artisans répartis dans 25 corps de métiers. Cependant, les analyses montrent une régression des ventes sur la période récente.

Artisanat

L’ARTISANAT : UN LEVIER SOCIAL ET CULTUREL PUISSANT

Définition et Rôle Social

L’artisanat est l’âme culturelle et un pilier de la cohésion sociale dans la région du Kadiogo. Il désigne la production de biens ou de services par des procédés manuels, souvent ancestraux, où l’habileté et le savoir-faire de l’artisan sont prépondérants.

Au-delà de l’aspect traditionnel, c’est une économie de subsistance et de résilience qui assure l’insertion professionnelle d’une part importante des jeunes et des femmes.

  • Levier social : C’est un secteur crucial pourvoyeur d’emplois, distribuant des revenus directs aux ménages, particulièrement aux jeunes et aux femmes.
  • Structure : Il est marqué par trois formes principales : l’artisanat de production, de service et d’art.
  • Domaines couverts : Teinture, soudure, tissage (Faso Dan Fani), peinture, tannerie-cordonnerie, poterie, forge, vannerie, sculpture, etc.

Indicateurs Économiques Clés

  • Contribution au PIB régional : 2,5 % (apport direct), mais s’élève à 18 % lorsqu’il est combiné à l’industrie légère.
  • Emploi : Le secteur occupe environ 25 % de la population active régionale, majoritairement dans le secteur informel.
  • Capacité d’accueil : La région abrite le Village Artisanal de Ouagadougou (VAO), un pôle d’excellence regroupant plus de 500 artisans dans 25 corps de métiers.

Source : Données consolidées INSD, 2019 / STAUD, 2019 / Rapports de gestion du VAO, 2025.

 

Analyse Statistique des Entreprises Artisanales (Janvier 2026)

Le secteur de l’artisanat formel démontre une grande vitalité avec un taux d’activité élevé des entreprises enregistrées.

Plus de 80 % des entreprises artisanales ayant un Identifiant Financier Unique (IFU) sont actuellement actives dans la région, témoignant d’une dynamique entrepreneuriale robuste.

Répartition des entreprises artisanales formelles du Kadiogo (Source : CCI-BF / Fichier National des Entreprises / Janvier 2026)

Secteur d’Activité

Total

ARTISANAT

13 193

Filières Prioritaires et Potentiels de Croissance

L’artisanat du Kadiogo se structure autour de quatre sous-secteurs majeurs :

Sous-secteur

Observations & Potentiel

Textile (Faso Dan Fani)

Tissage manuel en forte croissance ; forte employabilité féminine ; processus de labellisation en cours.

Métallurgie & Service

Fabrication d’outils agricoles pour le maraîchage périurbain, soudure, menuiserie et maintenance mécanique.

Cuir et Peaux

Tannerie et maroquinerie de luxe ; forte concentration près des abattoirs de Ouagadougou ; exportations vers l’Afrique de l’Ouest.

Art de décoration

Secteur tourné vers le tourisme et l’exportation (sculpture, bronze, poterie).

Dynamique et Modernisation

L’intégration de l’artisanat dans l’économie moderne du Kadiogo passe par :

  1. Le label Faso Dan Fani : Qui valorise le tissage artisanal sur le marché international.
  2. La Maroquinerie de luxe : Utilisant les ressources des abattoirs frigorifiques locaux pour créer une valeur ajoutée locale.
  3. L’Outillage Agricole : Un soutien direct à l’agriculture urbaine et périurbaine pour renforcer la sécurité alimentaire.

Source des données : * Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Janvier 2026. Institut National de la Statistique et de la Démographie (INSD), 2019.

Le Salon International de l’Artisanat de Ouagadougou (SIAO)

La métropole est mondialement réputée pour le SIAO, dont l’objectif est de promouvoir la diversité de l’artisanat africain et mondial. Il se déroule tous les deux (02) ans.

Le Village Artisanal de Ouagadougou (VAO)

Plateforme de création, de production et de vente, le VAO regroupe plus de 500 artisans répartis dans 25 corps de métiers. Cependant, les analyses montrent une régression des ventes sur la période récente.

 

 

Commerce

COMMERCE : LE MOTEUR DE LA CROISSANCE

Le Commerce : Hub sous-régional

Cette activité consiste en l’achat et la revente de marchandises pour réaliser un profit, incluant les flux d’import-export. Le commerce est le cœur battant du Kadiogo. En tant que carrefour d’échanges pour le Burkina Faso et l’hinterland sahélien, ce secteur est le premier employeur de la région, représentant entre 38 % et 49 % de l’activité économique totale.

  • Infrastructure Pivot (Commerce de Gros et Import-Export) : L’intégration au corridor Dakar–Bamako–Ouagadougou font du Kadiogo une zone de transit stratégique et le futur Port Sec de Tanghin-Dassouri permettra de réduire les délais de dédouanement de 15 % en moyenne.
  • Commerce de Détail : Un réseau dense de marchés (Rood Woko, Sankariaré, …) qui assure l’approvisionnement de plus de 3 millions d’habitants.
  • Dynamique : Le commerce de gros (importation de produits manufacturés) prédomine sur le commerce de détail de proximité.

La dynamique commerciale est freinée par une pression fiscale jugée élevée par les opérateurs. Toutefois, la digitalisation (e-Création) a permis d’enregistrer une hausse de 12 % des nouvelles entreprises commerciales en 2024.

 

Analyse Statistique du Secteur (Janvier 2026)

Le commerce au Kadiogo se caractérise par une prédominance du détail, bien que le commerce de gros soit le moteur des flux de marchandises manufacturées.

Répartition des entreprises commerciales (Source : CCI-BF)

Typologie de Commerce

Total

Commerce de détail

46 911

Commerce de gros

13 647

TOTAL GÉNÉRAL

60 558

 

Focus sur le Commerce de Détail

Le commerce de détail est extrêmement diversifié, avec une forte spécialisation dans les équipements technologiques et les biens de consommation courante.

Top 5 des activités de détail (en nombre d’entreprises totales) :

  1. Matériel de bureau, ordinateurs et optique : 10 265 unités.
  2. Magasins non spécialisés (Alimentation générale) : 9 633 unités.
  3. Produits alimentaires, boissons et tabacs : 4 750 unités.
  4. Textile, habillement et chaussures : 3 955 unités.
  5. Équipement domestique : 3 096 unités.

 

Focus sur le Commerce de Gros

Le commerce de gros structure les importations et la distribution de matériaux lourds pour le développement régional.

Activités dominantes du commerce de gros :

  • Matériaux de construction & Quincaillerie : 2 982 unités.
  • Produits alimentaires et tabacs : 1 157 unités.
  • Produits pharmaceutiques et médicaux : 682 unités.
  • Équipements électriques : 608 unités.
  • Or et métaux précieux : 472 unités.

 

Sécurité des Affaires et Dynamisme

Le climat des affaires est soutenu par des mécanismes de régulation et de facilitation modernes :

  • Sécurisation des transactions : Le CAMC-O (Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation) a traité 20 dossiers de médiation en 2024 pour un enjeu financier global de 13,5 milliards FCFA.
  • Digitalisation : Grâce à la plateforme e-Création, la région a enregistré une hausse de 12 % des créations d’entreprises commerciales en 2024.
  • Défi majeur : Les opérateurs soulignent une pression fiscale élevée, constituant un frein relatif à la pleine expansion du secteur formel.

Sources des données :

  • Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Janvier 2026.
  • Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) / CEFORE, 2024.
  • Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation de Ouagadougou (CAMC-O), 2024.

Services

LES SERVICES : VERS UNE ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

Le secteur des services ne produit pas de biens matériels, il est le plus structuré et le plus attractif pour les Investissements Directs Étrangers (IDE). Il englobe l’administration, la finance, les transports et les technologies de l’information (TIC).

Un Hub Tertiaire et Financier

En tant que siège des institutions nationales, le Kadiogo bénéficie d’une densité administrative unique et d’une concentration financière majeure :

  • Secteur Bancaire : Concentration de 90 % des sièges sociaux des banques nationales.
  • Innovation Digitale : Une croissance annuelle de 20 % portée par les services de Mobile Money et l’émergence de start-ups de services à la personne.
  • Sécurité Juridique : L’émergence du CAMC-O (Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation) sécurise les investissements avec 20 dossiers traités en 2024 pour un enjeu de 13,5 milliards FCFA.

Analyse Statistique du Secteur (Janvier 2026)

Le secteur des services affiche une grande diversité avec un total général de 50.280  entreprises.

Répartition par Branche de Service

Les services au Kadiogo sont portés par l’appui aux entreprises, la logistique et l’hôtellerie.

 

 

Top des branches d’activités :

Branche de Service

Nombre

Tendance et Observation

Appui conseil aux entreprises

11382

Premier segment en volume de services.

Transport, transit et fret

6436

Stratégique : Boosté par le corridor Ouest et le fret international.

Hôtel, restaurant et hébergement

6038

Dynamisme lié au statut de hub de congrès.

Mobile Money & Services Financiers

4742

En explosion : Services de proximité numériques.

Autres services marchands

4108

Services diversifiés de proximité pour les entreprises et ménages

Enseignement et Formation

3568

Forte densité de l’offre éducative privée.

Informatique et Télécom

3374

Moteur de la transformation digitale régionale.

 

Source: CCI-BF/ Fichier National des Entreprises et des Regroupements d’Entreprises/ Janvier 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Services Spécialisés et Infrastructures

La région se distingue également par des services à forte valeur ajoutée :

  • Santé et Ingénierie : Le secteur du BTP & Ingénierie est porté par les grands projets d’infrastructures urbaines.
  • Logistique : Le réseau de transport interurbain et la logistique de fret sont les piliers de l’approvisionnement national.
  • Services de Confiance : Les services comptables (1249) et juridiques (524) témoignent de la professionnalisation du milieu des affaires.

Source des données :

  • Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Fichier National des Entreprises, Janvier 2026.
  • Centre d’Arbitrage, de Médiation et de Conciliation de Ouagadougou (CAMC-O), Rapport 2024.

Transport

  • Transport

Le réseau des infrastructures de transport de la région du kadiogo comprend les routes bitumées, les routes en terre, les pistes rurales ; les échangeurs, l’aéroport international de Ouagadougou, la voie ferrée dont les linéaires et le nombre sont répartis dans les tableaux ci-après :

 

NATURE

 

Réseau routier classé (Routes Bitumées)

372,51 km

Réseau routier classé (routes en Terre)

154,274 km

Réseau de pistes rurales

1057,24 km

Longueur totale du réseau routier de la région

1584,024 km

Voie ferrée

En attente des données

Voirie urbaine

(Voir commune de ouaga)

Echangeurs

06

Aéroport

01

Péages modernes

02

 

 

 

 

 

SYNTHESE DES LONGUEURS PAR CLASSE ET PAR TYPE DE ROUTE (en Km)

                                              CLASSE

TYPE                      

ROUTES

ROUTES

ROUTES

TOTAUX

NATIONALES

REGIONALES

DEPARTEMENTALES

PAR TYPE

ROUTES BITUMEES ( RB )

191,664

169,77

11,075

372,51

ROUTES EN TERRE MODERNE ( RM )

 

 

ROUTES EN TERRE ORDINAIRE ( RO )

PISTES AMELIOREE DE TYPE A ( PA )

52,545

52,54

PISTES AMELIOREE DE TYPE B ( PB )

51,423

51,423

PISTES ORDINAIRE ( PO )

50,306

1057,24

1107,546

TOTAUX PAR CLASSES

191,664

324,044

1068,315

1584,02