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Valeurs culturelles de référence

La Région du Sahel est un espace ou plusieurs groupes ethnoculturels ont toujours vécu en bonne collaboration depuis des temps immémoriaux. Ainsi, les Peuhls, les Sonrhaï, les Touaregs, les Kurumba, les Gourmantché et les Bellah, les Moosé et plusieurs autres communautés minoritaires ont toujours su dans cet espaces contenir les différends inhérents à toute cohabitation pour tisser entre eux des liens solides. La preuve, pratiquement chacun de ces groupes entretient à l’intérieur de lui-même et avec les autres des relations à plaisanterie qui joue le rôle de soupape des crises sociales.

Les populations sahéliennes ont su pour la plupart intégrer l’Islam dans leurs cultures qu’elles aiment jalousement, en témoigne la facilité de mobilisation des masses autour des évènements culturels. Quant aux Kurumba et dans une moindre mesure les Gourmantché sont encore attaché à leur animisme originel.

Le mode vestimentaire est caractérisé chez les hommes par le boubou ample et le turban et chez les femmes par l’utilisation de tresses parsemées de perles et des colliers et bracelets en perles multicolores et métaux précieux (or, argent…).

La tradition orale est dominée par des épopées contant les hauts faits de guerre d’expansion ou d’installation des émirats, de contes populaires, de poèmes, de chants, de proverbes et d’adages traduisant la sagesse de ces communautés.

Arts et artisanat traditionnel

L’art et l’artisanat traditionnel  dans la Région du Sahel (Liptako comme au Soum) fortement marquées par les cultures nomades (Touareg et peuhl) et sédentaires, se distinguent par les maroquineries, le travail de l’argent, le tissage traditionnel et la sculpture sur bois. C’est un savoir-faire incluant également la poterie et la vannerie et valorisant les matériaux locaux symbole de la vie quotidienne sahélienne.

Musique et danse traditionnelle

Dans le domaine de la musique traditionnelle, certaines troupes connaissent une longévité exceptionnelle, même si elles enregistrent des mutations dans leurs histoires. Ainsi, la troupe Liptako est devenue troupe Bilital, la troupe Mandela devenue la troupe Seyo sahel, la troupe Kacoudi de Gorom-gorom, la troupe weltaarè suudu baaba, la troupe Boayaba,  (toutes dans le Liptako), etc. font toujours la fierté de la région.

Les vedettes nationales comme Dicko Fil, Amadou Dicko, Sadjo Koda, Batal Pulaku, Kodjo ou encore  Mecou DJ ont su inspirer  de plus jeunes qui encore animent la vie culturelle au Sahel et surtout les fêtes de Tabaski ou de Ramadan. C’est lexemple de DJ Tamacheq, Albery Cissé, Amsow Kabila, Kaltchimo , MC Olivier, Maman Rosine, Ag Amado.

Festivals locaux et événements (agendas culturels)

Lister les festivals (nom, logo, période, lieu, contact, site web, …) :

On dénombre au sahel plus d’une vingtaine de festivals et festivités que l’on peut classer en deux grands groupes : les évènements culturels en souffrance du fait de la crise sécuritaire et les nouveaux évènements, fruits de la résilience du secteur culturel. Les évènements en souffrances ont été de grandes occasions de rassemblement des populations. C’étaient des rendez-vous que personne ne voulait se faire conter. Les plus importants étaient :

  • le FESTICHAMS de Gorom-Gorom (Festival du chameau et de la musique du Sahel) faisant la promotion du mode de vie nomade des Keltamacheq (locuteurs de la langue Tamacheq que sont les Touareg et les Bellah) ;
  • Le festival Dinké -Dinké à Dori pour promouvoir la musique et la danse Peulh ;
  • Le FESCUS (festival culturel et touristique du Sahel) faisant une visibilité à la culture et au tourisme de la région ;
  • Le festival de l’Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel pour promouvoir les bonnes pratiques dans le mode de vie pastoral ;
  • Le Festival Leelal Sahel, musique et danse de toutes les communautés sahéliennes ;
  • le festival Woulordè, mariage entre musique moderne et traditionnelle sahélienne ;
  • Le Festival Alaada, promotion de la culture Sonhraï. KALALAC PUCCI qui promouvait la culture Sonrhaï à travers danses, chants et course hippique ;
  • Les TONDIKARA du Sahel qui rassemblait les troupes venues du Burkina, du Niger et du Mali au tour des thématiques de la cohésion sociale et du vivre ensemble.

Le point commun de ces festivals est qu’ils n’ont pas pu être tenu depuis quelques éditions du fait de l’insécurité et les promoteurs ont dû quitter leurs localités parce que ciblés par les terroristes. Toutefois, il est évident que chacun de ces évènements peut encore renaitre de ses cendres si les conditions sécuritaires s’améliorent.

Les nouveaux festivals quant à eux sont nés dans la crise et font la fierté de la région car pour la plupart, il s’agit d’une tentative de contribution pour la résolution de la crise. L’instabilité et les imperfections qui s’observent dans leur organisation est un passage naturel dans le processus de maturation de toute manifestation culturelle. On peut citer :

  • Le FHUSGIDO (Festival d’Humour Sukaabè Ginan de dori) pour la promotion de l’humour comme outils de cohésion sociale dans un contexte de crise ;
  • Dori Aweli organisé par la mairie de Dori pour affirmer que « Dori est doux » malgré les difficultés que traverse la région du Liptako ;
  • Festival femme Sahélienne pour faire la promotion de la femme, mettant ainsi en lumière sa contribution à l’économie et à la résolution de la crise ;
  • Festival contons la paix, pour utiliser le conte africain comme mode d’éducation de la jeunesse pour un retour de la paix et de la cohésion sociale

Trésors humains vivants

Lister les trésors humains (nom, photo, brève présentation) : Néant

Savoir-faire et savoir-être endogènes de paix et de cohésion sociale

Sites touristique

Contrairement à ce qu’on peut penser, la modestie des infrastructures touristiques des Régions du Liptako et du Soum  n’est pas forcément un frein au tourisme dans la localité. Avant 2015, la région du Sahel était classée troisième région touristique du pays après celle du Centre et des cascades. L’absence d’hôtels à l’intérieur de la région offre l’opportunité de passer la nuit à la belle étoile dans un village ou en pleine nature. De même, l’absence de route entre les chefs- lieux et certains sites ou localités ajoute une dose plaisir à la traversée a dos de chameau. Dans pratiquement tous les villages vous trouverez des artisans qui vous permettront de repartir avec des souvenirs. Le patrimoine touristique du Sahel est riche et varié. D’Est en Ouest et du Nord au Sud, la géographie de cet espace laisse transparaitre de nombreuses curiosités naturelles, sans compter les nombreuses traces que sa longue occupation à laisser aux générations actuelles. On classe généralement les sites touristiques du Sahel en deux grands groupes : les sites naturels (œuvre de la nature) et les sites culturels (fruits de l’effort humain)

Sites touristiques majeurs On a les sites culturels et naturels

Pour la Région du Liptako on a :

  • Province de l’OUDALAN : Les nécropoles de Gandéfabou, Le forage Christine, Le sanctuaire ornithologique du Béli, La chaine de collines de Déou, La colline de Toundikara, Les maisons décorées, La mare de Darkoye, Le marché traditionnel de Gorom –Gorom, Les gravures rupestres de Tondo banda (derrière la colline), Les dunes de sable d’Oursi, le musée d’Oursi-hubeero, Le site archéologique d’Oursi Hubero, L’ancien site de réduction de minerai de fer, etc.
  • Province du Séno : Les mosquées de Bani, Les dunes de Djomga, L’école de la sagesse du Docteur LY, Le barrage de Yakouta, La tombe et les rochers de génuflexion de Bamoye, Les dunes rouges « Tilabodéjo », etc.
  • Province du Yagha : La grotte du Faaru à Mansila, La chaîne de montagnes de Sebba, La Colline de Doriyagha, Le lac Higa, Le gros baobab « Boga-kintougou, Le marché de Titabè, le site métallurgique etc.

Pour la Région du Soum

  • Province du Djelgodji : La mare de Gaïk-Goarka, Le marché de bétail de Djibo, Le palais du Djelgodji, La mare aux crocodiles de Pobé Mengao, A-Soundi-Pèla (rochers des chevaux), Le musée du Korom-wondè de Pobé Mengao, Les nécropoles des chefs de Lorumi, Le palais de l’Ayo de Lorumi, Les gravures rupestres et roches cloches de Pobé Mengao, Village et mare aux crocodiles de Diguel, etc.
  • Province du Karo-Peli : Les gravures rupestres d’Arbinda, La mare aux crocodiles de Dalla, etc.

Lister les sites touristiques majeurs avec une brève présentation et une photo de chacun.