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Aperçu général sur l'économie

 L’économie de la région du Sahel est essentiellement structurée autour d’activités à dominante rurale. L’agriculture, l’élevage et le commerce occupent une place prépondérante dans le l’économie de la région. Ces secteurs sont complétés par l’artisanat et un tissu industriel encore peu développé.  Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, climatiques et humanitaires, le Plan Régional de Développement (PRD) ambitionne de faire du développement économique et de la promotion des investissements des axes stratégiques prioritaires pour renforcer la résilience de la région, améliorer durablement les conditions de vie des populations et soutenir la dynamique de croissance locale.

Quelques données sur l'économie

90,8% de cette population résidait en milieu rural en 2019

30,2 habitants au km² en 2025

1,3% de taux d’accroissement annuel moyen intercensitaire (2006-2019)

48,9% de femmes en 2025

Agriculture

L’agriculture et l’élevage constituent le socle de l’économie régionale du Sahel. Ils mobilisent une part importante de la population active et contribuent significativement à la sécurité alimentaire régionale et nationale.

La production agricole de la région du Sahel s’inscrit dans un contexte caractérisé par la variabilité climatique, la pression sur les ressources productives et des contraintes sécuritaires influençant l’organisation des systèmes de production. Entre les campagnes 2016-2017 et 2024-2025, la production céréalière de la région présente une tendance baissière, passant d’un pic de 362 767 tonnes en 2018-2019 à 124 324 tonnes en 2024-2025, à la suite de plusieurs campagnes marquées par un repli progressif des volumes. Le potentiel de bas-fonds aménageables est estimé à 5 547 hectares avec un aménagement effectif actuel de 1 160 hectares. Le volume d’espace aménagé mise en perspective avec l’existence d’un potentiel important de bas-fonds aménageables, souligne les perspectives de valorisation des espaces productifs prévues par le Plan Régional de Développement, notamment à travers le renforcement de la maîtrise de l’eau et la modernisation des systèmes de production.

Élevage

L’élevage constitue l’autre pilier majeur de l’économie régionale et l’un des moyens d’existence des ménages. Il reste tout de même marqué par des contraintes climatiques, sécuritaires et pastorales.  Entre 2015 et 2024, l’évolution du cheptel met en évidence des dynamiques contrastées selon les espèces. Les effectifs de bovins connaissent une évolution fluctuante, avec des niveaux supérieurs à 02 millions de têtes observés autour de 2018-2019, suivis d’un repli progressif pour atteindre 1 373 200 têtes en 2024. À l’inverse, les ovins et caprins, demeurent structurellement dominants, avec des effectifs estimés respectivement à 1 517 600 têtes et 1 607 000 en 2024. Les porcins et camelins restent quantitativement plus faibles, avec des effectifs inférieurs à 100 000 têtes en 2024 (porcins : 93 500 têtes camelins : 36 700 têtes) bien que certaines campagnes aient enregistré des niveaux plus élevés. Ces évolutions illustrent l’existence d’un potentiel pastoral important, en cohérence avec les orientations du Plan Régional de Développement axées sur la sécurisation des espaces pastoraux et la valorisation durable des filières animales.

Ressources minières

La Région possède un riche potentiel minier (or, fer et manganèse). L’exploitation aurifère semble être la principale activité minière existante. On distingue quatre types de site aurifères :

  • Les sites d’exploitations industrielles et semi-industrielles ;
  • Les sites d’exploitation artisanale encadrés ;
  • Les sites d’exploitation artisanale suivis par les sociétés d’exploitation minière ;
  • Les sites d’exploitation artisanale non encadrés (orpaillage sauvage).

Les plus importants sites aurifères la région du Sahel sont : Essakan dans les provinces du Séno et de l’Oudalan, Inata dans la Région du Soum, Gangaol dans le Séno, Solhan dans le Yagha, etc. on a environ 80 sites aurifères. 

Carrières

Le Sahel (Liptako et Soum) regorge de potentiels pour des substances de carrières (matériaux de construction, granites) nécessaires aux infrastructures, bien que la production soit affectée par la situation sécuritaire teintée par l’hydre terroriste.

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Industries

Elle est principalement composée par l’agro-transformation, les mines artisanales, les laiteries, les boulangeries et les unités d’ensachage d’eau préemballées. On relève dans l’ensemble des unités de faible taille et d’une faible productivité moyenne.

En termes d’apport à l’économie locale et nationale, nous notons la création d’emploi qui hausse le pouvoir d’achat des populations du Liptako, la dynamisation et l’alimentation de l’économie locale et nationale, la contribution aux recettes fiscales du pays, la contribution aux recettes liés à l’exportation des produits manufacturés et de l’or, la contribution à la mise en œuvre de la stratégie nationale d’industrialisation.

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Artisanat

Il est principalement dominé par le cuir, la tannerie, les sculptures, le tissage, la teinture, la saponification, les bijouteries, la maroquinerie, le tricotage et les perlages. Il joue un rôle social et économique important (emploi, préservation culturelle).

La proportion de la population du Liptako vivant de l’artisanat peut être estimée à environ 12%.

En termes d’apport à l’économie locale et nationale, nous notons la création d’emploi, la dynamisation de l’économie locale et nationale, la contribution aux recettes fiscales, les revenus liés à l’exportation des produits. La fourniture des populations du Liptako en produits de premières nécessités qui contribue à soutenir la résilience des populations éprouvées par le contexte sécuritaire.

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Commerce

IL est marqué par les marchés locaux et le commerce transfrontalier. Le commerce est dominé par le secteur informel, les marchés périodiques (foires), le commerce transfrontalier (Niger/Mali) marqué par des chaînes d’approvisionnement fragiles.

Les principales activités commerciales sont :

  • le commerce des produits agricoles (engrais, semences, matériels agricoles comme la daba, la pioche, la charrue, céréales, farines, arachides, niébé, sésame, produits maraichers dont les légumes les oignons, les tomates, les produits forestiers non ligneux comme les feuilles, les fruits sauvages, etc.);
  • le commerce des produits de l’élevage (aliment pour bétail et volaille, bétail et volaille vivant, produits dérivés comme le lait, les peaux et cuirs, etc.);
  • Le commerce des produits artisanaux (tissage traditionnel, vannerie, poterie, produits de cuirs comme les sacs, les sandales, les selles, les bijoux traditionnels, etc.);
  • Le commerce de quincaillerie (le fer, le sable, le ciment, le matériel de peinture, de la plomberie sanitaire, d’électricité, les carreaux, etc.);
  • Le commerce électro ménagers (matériel de cuisine, réfrigérateur, meuble et bureautique, sonorisation, matériels informatiques, etc.);
  • Le commerce des produits de grande consommation (boutique et alimentation);
  • Le commerce de secrétariat publique (fourniture scolaire, photocopie, scannage, impression, etc.);
  • Le commerce de la restauration, de produits pétroliers et dérivés et le commerce des produits pharmaceutiques;
  • La proportion de la population vivant du commerce et des services peut être estimée à environ 20%.

En termes d’apport à l’économie locale et nationale, nous notons la création d’emploi, la dynamisation de l’économie locale et nationale, la contribution aux recettes fiscales, L’approvisionnement des populations du Liptako en produits de premières nécessités qui contribue à soutenir la résilience des populations éprouvées par le contexte sécuritaire.

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Services

Les services numériques informatiques (crédit de communication, mobile money, antivirus, etc.)

Transport

Le réseau routier du sahel reste à améliorer.  Dori  (chef-lieu de la région du Liptako) est la seule ville des deux régions reliée à la capitale du pays (Ouagadougou).  Les autres villes sont reliées entre elles par des routes secondaires en terre. Une dizaine de sociétés de transport bravaient quotidiennement ces conditions avec enthousiasme pour desservir les deux régions. De nos jours la situation sembles plus compliquée avec le terrorisme qui impose le trafic par convois ou escortes militaires.

Certaines  capitales provinciales des deux régions  sont dotées d’aérodromes pouvant recevoir de petits avions de tourisme.