Économie
Aperçu général sur l'économie
L’économie de la région du Goulmou se caractérise par une prédominance du secteur primaire, dont les principaux domaines sont ceux du développement rural. L’agriculture et l’élevage emploient le plus grand nombre d’actifs de la population régionale, soit plus de 80 % des habitants.
le Tourisme, la chasse et l’artisanat constituent également des secteurs pourvoyeurs d’emplois
L’analyse de l’économie régionale traitera d’une part de sa situation macro-économique et présentera ses principaux
secteurs d’activité d’autre part. Les secteurs de production de la région du Goulmou du Burkina Faso sont variés et offrent de belles perspectives de développement.
Quelques données sur l'économie
3ème région la plus peuplée du Pays
1ère productrice de sésame au Burkina Faso avec une production d'environ 400000 tonnes par an
Avec un cheptel de près de 15% du total nation, la région du Goulmou est 3ème national en matière d'ovins
Le tourisme contribue à environ 3% du PIB du Burkina Faso
Le barrage de la Kompienga avec 1750 millions m3 est le plus grand du Burkina Faso en terme de volume d'eau
L'or, le Manganèse, le Fer abondent dans la région du Goulmou
- Agriculture et Élevage
Agriculture
Dans les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa, l’agriculture pluviale est dominée par les céréales, avec près de 378 000 hectares emblavés (RGA II). Le sorgho y occupe une place prépondérante, couvrant à lui seul près de la moitié des superficies, ce qui en fait la pierre angulaire de la production céréalière locale. Le mil et le maïs viennent en deuxième position avec environ un tiers des emblavures, tandis que le riz et les autres céréales restent marginaux. La prédominance du sorgho est marquée dans des provinces comme la Gnagna, où il représente plus de 60 % des superficies céréalières, traduisant ainsi une spécialisation agronomique ancrée dans les pratiques paysannes.
Production de sorgho
Production du Riz
Amélioration des techniques agricooles
Production du mais
Élevage
Les régions du Goulmou, de la Sirba et de la Tapoa capitalisent plus du tiers des effectifs d’animaux du Burkina et constituent une zone de transit pour les troupeaux (venant du Sahel burkinabè et du Niger vers le Togo, le Bénin et le Ghana). Le système d’élevage transhumant caractérisé par la mobilité du bétail est le plus dominant sur le territoire régional. L’accès aux zones de pâture est facilité par des pistes d’accès de dimensions locale, provinciale ou régionale.
L’autre caractéristique majeure est la coexistence ou l’association entre l’agriculture et l’élevage qui représentent les deux activités socio-économiques de base assurant l’essentiel des besoins des populations. Le paysage institutionnel du secteur de l’élevage à l’instar de celui de l’agriculture est structuré en trois composantes essentielles : les services d’appui-conseil (publics et privés), les organisations professionnelles d’éleveurs (OPE) et les projets, programmes, ONG et associations de développement.
Les filières porteuses dans le domaine de l’élevage sont entre autres le lait, l’apiculture, l’aviculture, le bétail-viande, la cuniculture, la pisciculture et l’élevage des porcs.
L’existence de marchés potentiels intérieurs et extérieurs et la possibilité d’accroître la valeur ajoutée à travers l’intensification et la transformation des produits constituent entre autres, des atouts pour les différentes filières.
les asins
La campagne de vaccination du cheptel
L marché à bétail de Fada N'Gourma
Les Ovins
- Mines et Carrières
Ressources minières
- La région de l’Est du Burkina Faso possède un potentiel minier significatif, principalement centré sur les gisements d’or. Bien que l’exploitation aurifère soit la plus notable, le potentiel national suggère la présence d’autres minerais comme le manganèseet divers matériaux de carrière.
- L’exploitation aurifère industrielle et artisanale contribue de manière substantielle aux recettes d’exportation et au budget de l’État burkinabè. Des efforts sont faits au niveau national pour mieux valoriser le potentiel minier et diversifier les ressources, y compris les substances de carrière.
- Autres substances minérales : Bien que l’or domine, des études ont été menées à l’échelle nationale, incluant la région de l’Est, pour mieux connaître le potentiel en d’autres substances. Le Burkina Faso dispose de ressources en manganèse, zinc, cuivre, phosphates et calcaire. Des levés géophysiques aéroportés ont spécifiquement inclus la région de l’Est pour identifier de nouveaux gisements.
- Matériaux de construction (carrières) : Comme le reste du pays, la région dispose probablement d’abondantes ressources en matériaux de construction locaux comme la latérite, le sable et le gravier, qui font l’objet d’une exploitation de carrière pour les besoins locaux en infrastructure.
Vu de dessus la Mine de Boungou
Le site d'orpaillage de Mardjabari dans la Komandjari
La Mine de Boungou
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Carrières
La région de l’Est du Burkina Faso dispose d’un potentiel important en ressources de carrières, constituées principalement de matériaux de construction tels que le sable, le gravier, la latérite et, dans certaines zones, des roches concassables. Ces ressources, bien que moins médiatisées que les substances minières comme l’or, jouent un rôle fondamental dans le développement socio-économique de la région.
Les carrières sont réparties dans plusieurs provinces, notamment le Gourma, la Kompienga, la Tapoa et la Gnagna, où elles alimentent les chantiers de construction d’infrastructures publiques et privées. Elles contribuent ainsi à la réalisation de routes, de bâtiments administratifs, d’écoles, de centres de santé et de logements, répondant à une demande croissante en matériaux liée à l’urbanisation et aux projets de développement.
Sur le plan économique, l’exploitation des carrières constitue une source non négligeable de revenus pour les populations locales. Elle génère de nombreux emplois, souvent informels, impliquant des jeunes et des femmes dans les activités d’extraction, de transport et de commercialisation des matériaux. Par ailleurs, les collectivités territoriales tirent des recettes de ces exploitations à travers les taxes et redevances, contribuant ainsi au financement du développement local.
UNE CARRIERE DE BRIQUES EN LATERITE
LE GRAVIER
LE SABLE
- Industries et Artisanat
Industries
La région de l’Est du Burkina Faso, bien que moins industrialisée que certaines autres zones du pays, dispose de quelques unités industrielles et semi-industrielles qui participent à la dynamique économique locale et nationale.
Parmi les principales industries présentes dans la région, on peut citer en premier lieu les unités liées au secteur minier, notamment la mine de BOUNGOU, la SOCOMA, l’AGROPA, FASO KOOSAM et bien d’autres industries agroalimentaires et phyto-sanitaire.
Elles sont accompagnées d’une multitude d’activités connexes (sous-traitance, transport, maintenance, sécurité), formant un véritable écosystème économique autour de ces usines.
Les unités agrolimentaires produisent des farines, des huiles, du beurre de karité et d’autres dérivés destinés à la consommation locale et, parfois, à l’exportation artisanale.
SOCOMA
SOCOMA
AGROPA
Artisanat
L’artisanat occupe une place centrale dans l’économie de la région du Goulmou.
À la fois activité traditionnelle et source de revenus, il constitue un pilier du tissu économique local, notamment dans les zones rurales et semi-urbaines.
Dans cette région, l’artisanat est riche et diversifié, avec une large gamme de produits issus du savoir-faire local.
On y trouve notamment des tissus traditionnels tissés à la main (pagnes Faso Danfani avec des motifs comme le CENCENGU? le DJANKADI,le PKALPKANO..), des objets en cuir (sandales, sacs, ceintures), des produits de la forge (houes, machettes, couteaux), ainsi que des objets en bois (mortiers, pilons, sculptures décoratives, meubles artisanaux). La poterie occupe également une place importante, avec la fabrication de jarres, canaris, foyers améliorés et ustensiles de cuisine en argile.
L’artisanat de transformation est particulièrement dynamique, avec des produits tels que le beurre de karité, les huiles végétales (arachide, sésame), les farines locales (mil, maïs, sorgho), ainsi que des produits dérivés comme les biscuits traditionnels et les savons artisanaux. À cela s’ajoutent les bijoux artisanaux (perles, colliers, bracelets), les articles de vannerie (paniers, nattes, chapeaux en fibres végétales) et les produits issus de la teinture traditionnelle.
Les artisans de la Région sont très bien organisés à travers l’Union des Artisans du Gulmu (UAG) et bénéficient de l’appui technique et financier des l’Etat ainsi que des partenaires au développement
FORGE
TISSAGE
KITS D'HYGIENE
- Commerce et Services
Commerce
La position géographique de la région du Goulmou constitue un atout majeur pour le développement du commerce, aussi bien à l’échelle nationale que sous-régionale.
Située à la frontière de pays comme le Niger, le Bénin et le Togo, la région se présente comme un véritable carrefour d’échanges. Cette proximité favorise un commerce transfrontalier dynamique, portant sur une diversité de produits. Parmi les principaux articles de commerce, on retrouve les céréales (mil, maïs, sorgho), le bétail (bovins, ovins, caprins), ainsi que des produits agricoles tels que l’arachide, le niébé et le sésame, qui sont exportés vers les pays voisins.
En sens inverse, la région enregistre l’entrée de nombreux produits importés, notamment les produits manufacturés (tissus, vêtements, ustensiles de cuisine), les denrées alimentaires (riz, sucre, huile), les produits pétroliers (carburant) ainsi que des matériaux de construction (ciment, fer). Ces échanges contribuent à approvisionner les marchés locaux et à soutenir les activités économiques.
La région est traversée par des axes routiers stratégiques reliant le Burkina Faso aux ports de Cotonou (Bénin) et de Lomé (Togo). Ces corridors facilitent le transit de marchandises telles que le coton, l’or et les produits de l’élevage, destinés à l’exportation, tout en permettant l’acheminement de biens importés vers l’intérieur du pays.
Fada N’Gourma, Kantchari, Namounou, Kompienga, Piéla, Bogandé, Manni et Gayérie sont les principales villes commerciales de la Région.
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COMMERCE
commerce
Services
La région de l’Est du Burkina Faso, avec Fada N’Gourma comme chef-lieu, offre à tout visiteur une diversité remarquable de services qui facilitent à la fois le séjour, la découverte et l’immersion culturelle. Cette richesse de services reflète le rôle de la ville comme centre administratif, économique et culturel de toute la zone orientale.
D’abord, sur le plan de l’accueil et de l’hébergement, la région dispose d’hôtels, d’auberges et de structures d’accueil variées qui permettent aux visiteurs de séjourner confortablement. Ces infrastructures, combinées aux services de restauration, donnent accès à une gastronomie locale riche et authentique, souvent liée aux produits du terroir.
Ensuite, les services de transport et de mobilité jouent un rôle essentiel. Située à un carrefour stratégique reliant le Burkina Faso au Niger, au Bénin et au Togo, la région bénéficie d’un réseau routier facilitant les déplacements des visiteurs vers les sites touristiques et les marchés locaux.
Par ailleurs, la région offre une large gamme de services touristiques et de loisirs. Les visiteurs peuvent explorer des sites naturels majeurs comme le parc d’Arly, le lac de Kompienga ou encore diverses collines et sites culturels. Ces espaces sont souvent accompagnés d’activités telles que la visite guidée, l’observation de la faune, la pêche ou encore les excursions villageoises.
Sur le plan culturel et commercial, les marchés locaux et les festivals constituent des services à part entière pour les visiteurs. Ils permettent non seulement l’achat d’objets artisanaux, mais aussi une immersion dans les traditions et modes de vie des populations locales. La ville de Fada sert ainsi de base pour découvrir les communautés rurales et leurs savoir-faire.
En outre, les visiteurs bénéficient de services sociaux essentiels : structures de santé, banques, services administratifs, ONG et centres communautaires. Ces dispositifs garantissent la sécurité, l’assistance et le bien-être des visiteurs tout au long de leur séjour.
Enfin, il faut souligner l’existence de services institutionnels liés au tourisme et à la culture, qui organisent et valorisent les activités artistiques, les événements culturels et la promotion du patrimoine régional, renforçant ainsi l’attractivité de la région.
En somme, la région de l’Est du Burkina Faso offre un ensemble de services complets et diversifiés qui répondent aux besoins des visiteurs : se loger, se déplacer, se soigner, se divertir et découvrir. Cette diversité fait de la région un espace d’accueil dynamique, où le tourisme s’appuie autant sur les infrastructures que sur la richesse culturelle et naturelle du territoire.
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- Infrastructures
Transport
Le réseau routier de la région de l’Est est composé de :
- routes nationales et régionales bitumées ;
- routes en terre aménagées ;
- pistes rurales reliant les villages aux chefs-lieux communaux.
Malgré l’existence de certains axes structurants reliant la région au reste du pays, le réseau demeure faiblement bitumé et majoritairement constitué de pistes rurales. Une part importante de ces infrastructures est en état moyen à mauvais, notamment en saison des pluies, ce qui entraîne :
- des difficultés de circulation ;
- l’isolement temporaire de certaines localités ;
- une augmentation des coûts de transport.
- Tableau 2 : Situation du réseau routier en km de la région par province en 2024
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