Autres Services Sociaux
- Eau et assainissement
Situation des infrastructures hydrauliques
Le droit à l’eau et à l’assainissement est reconnu comme un droit humain et inscrit dans la constitution du Burkina Faso. C’est ainsi que notre pays s’est résolument engagé avec la communauté internationale à atteindre les objectifs du développement durable (ODD) à l’horizon 2030 en matière d’eau et d’assainissement des populations.
L’accès à l’eau potable dans la région de l’Est (Burkina Faso) est un défi majeur, avec des taux historiquement bas (environ 50 %), mais des projets en cours visent une amélioration significative, notamment à Fada-Ngourma, où un projet visait 95 % d’accès, en s’appuyant sur des infrastructures comme les systèmes d’adduction d’eau potable (AEPS) et les forages, tout en faisant face à des problèmes de gestion et de coût de l’eau. Des initiatives comme le PAEP et le PADAEPA, soutenues par des partenaires comme l’AFD et Enabel, cherchent à renforcer les capacités locales et à installer de nouveaux points d’eau pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) d’ici 2030.
La région Est se distingue par un taux d’accès à l’eau potable extrêmement bas atteignant à peine 50 %, des disparités marquées au sein des provinces, une forte croissance démographique et un taux de malnutrition élevé. Le parc d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable se compose essentiellement d’une trentaine de systèmes d’adduction d’eau potable simplifiés (AEPS) et de 4000 forages équipés de pompes à motricité humaine (PMH).
Majoritairement gérées par les communes qui rencontrent des difficultés de gestion, le tarif de l’eau varie de 500 à 1000 Fcfa/m³, pour un service dégradé (contre 433 Fcfa/m³ en moyenne en milieu urbain et 188 Fcfa/m³ pour les tranches sociales).
Situation actuelle
- Taux d’accès faible : La région Est a un taux d’accès à l’eau potable bas, autour de 50 %, avec des disparités entre les provinces.
- Infrastructures : Le parc est composé principalement de systèmes AEPS (Adduction d’Eau Potable Simplifiée) et de forages équipés de pompes à motricité humaine (PMH).
Défis : Les communes gèrent difficilement ces infrastructures, entraînant un service dégradé et des tarifs élevés, créant des inégalités.
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- Habitat
Accès aux logements
Dans la région du Goulmou, le secteur du logement se caractérise par un déséquilibre persistant entre l’offre et la demande, aussi bien pour les logements administratifs que pour les habitations privées. Cette situation est particulièrement perceptible à Fada N’Gourma, chef-lieu de région, qui concentre l’essentiel des infrastructures publiques et attire une population croissante, notamment en raison du contexte sécuritaire.
S’agissant des logements administratifs, ils se composent principalement de logements de fonction destinés aux autorités et aux responsables des services déconcentrés, ainsi que de logements d’astreinte pour les agents des secteurs clés comme la santé, l’éducation et la sécurité. Toutefois, ce parc reste largement insuffisant face aux besoins. Dans plusieurs localités rurales, l’absence ou la vétusté de ces logements constitue un frein à l’affectation et au maintien du personnel.
Du côté des logements privés, la situation est marquée par une forte hétérogénéité. L’habitat traditionnel, construit en banco et souvent dépourvu d’équipements de base, demeure largement dominant, surtout en milieu rural. En zone urbaine, notamment à Fada N’Gourma, coexistent des habitations intermédiaires et quelques logements modernes, mieux équipés, mais encore peu accessibles à la majorité de la population. L’urbanisation rapide, souvent peu encadrée, a favorisé l’extension de quartiers périphériques non lotis.
Cette pression sur le logement est aggravée par l’afflux massif de personnes déplacées internes, qui viennent renforcer la demande en habitations, en particulier dans les centres urbains. Cette situation a entraîné une hausse des loyers et une saturation progressive des capacités d’accueil.
Face à ces défis, le gouvernement burkinabè a engagé des initiatives en matière de logements sociaux. À l’échelle nationale, plusieurs milliers de logements ont été programmés et réalisés ces dernières années dans des villes comme Ouagadougou et Bobo-Dioulasso. Cependant, dans la région de l’Est, le nombre de logements sociaux construits, estimés à une certaine, demeure encore très limité et ne permet pas, à ce jour, de répondre de manière significative à la demande locale.
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