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Aperçu général sur l'économie

La région des Tannounyan, avec ses richesses agricoles (anacarde, mangue, tomate, piment, céréales), dispose de plusieurs unités industrielles de transformation. Ces unités contribuent à la création d’emploi, à la réduction des pertes poste-récoltes et à la valorisation des produits locaux. Aussi, les unités de transformation de la région sont de plusieurs ordres. Nous avons des unités artisanales souvent portées par des groupements de femmes ou des petites coopératives locales. Elles utilisent des équipements simples. On a aussi des unités semi-industrielles disposant de machines modernes pour la transformation en plus grande quantité. De plus en plus, d’entrepreneurs locaux investissent dans des petites usines modernes.

Quelques données sur l'économie

12 ème région la plus peuplée du Pays (Incidence de pauvreté à 36,9%)

80,58% de cette population réside en milieu rural

44 habitants au km²

3,31% de taux d’accroissement annuel moyen

51,76% de femme (majorité féminine comme à l’échelle nationale)

46,76% de la population a moins de 15 ans.

Agriculture

L’agriculture est la principale activité de production et de création de richesses dans la région des Tannounyan. Avec une superficie totale cultivable de 916 129 ha (PROSPER, 2008), et des conditions agro–pédo– climatiques exceptionnelles, la région a souvent été caractérisée comme le « grenier du Burkina Faso ». Sa particularité est la forte diversification des cultures, avec en premier lieu les cultures vivrières comme le maïs, le sorgho, le riz, le fonio, l’arachide, dont la valeur ajoutée dans le secteur primaire est estimée à 39%, et les cultures de rente comme la mangue, l’anacarde, le souchet, le coton etc. Son agriculture repose sur un réseau hydrographique dense favorisant la réalisation de nombreux ouvrages de mobilisation de l’eau.

L’agriculture, notamment sa branche arboriculture, est de plus en plus orientée vers le marché extérieur (Europe, et USA) avec des exportations de produits certifiés vers les marchés européens tels que la mangue, l’anacarde, le souchet et le coton qui sont en forte expansion dans la région et dont la valeur ajoutée dans le secteur primaire est estimée à 29%.

La région se singularise également par le potentiel immense en bas–fonds et plaines aménagés, dont un total de 31 sites sur une superficie de 1 201 ha dans la Comoé, et 12 sites sur une superficie de 1154 dans la Léraba. Elle dispose également d’une superficie de 777 ha de sites aménagés avec maîtrise totale de l’eau, dont deux (02) dans la Comoé (Karfiguéla et Tiéfora) et deux (02) dans la Léraba (Douna et Sindou). Par ailleurs, le potentiel en terres de bas–fonds est évalué à 161 318,7 ha (PSSA, 1999) dont 32 600 ha aménageables dans la Comoé et 5 271 ha dans la Léraba.

Ce potentiel en bas–fonds présente des perspectives intéressantes pour le développement de l’agriculture pluviale et irriguée dans la région, dans un contexte actuel fortement marqué par un regain d’intérêt pour l’augmentation de la production nationale à travers l’OAPH. Ainsi de nombreux sites sont en cours d’aménagement et/ou de réhabilitation en vue d’augmenter les capacités de production.

Élevage

L’élevage occupe une place importante dans les systèmes de production rencontrés dans la région. C’est une activité qui occupe à l’instar de l’agriculture, environ 80% de la population. L’élevage traditionnelle se modernise peu à peu et côtoie un élevage de plus en plus orienté vers le marché.

Il fournit les bœufs de trait pour les travaux agricoles, les revenus complémentaires des agro-pasteurs (qui constituent la grande partie des producteurs agricoles), et nourrit les éleveurs pasteurs dont c’est l’activité principale. Les acteurs bénéficient de l’appui-conseil du dispositif d’encadrement mais leur niveau d’organisation reste relativement faible pour faire face aux contraintes de l’activité et rentabiliser au mieux les troupeaux. En amont de la production, les intrants vétérinaires sont disponibles et le personnel soignant est présent sur le terrain pour apporter les soins nécessaires. Des aliments bétail à prix subventionné sont mis chaque année à la disposition des éleveurs.

Ressources minières

A la date du 31/12/2025, la région comptait 37 titres miniers dont une (1) mine en exploitation WAHGNION GOLD CORPORATION dans la commune de Niankorodougou, deux (2) permis d’exploitation semi-mécanisée et deux (2) Autorisations d’Exploitation Artisanale de Substances et trente-deux (32) permis de recherche tous de substances des mines.

Nous avons la société TANKORO MINING COMPANY SA qui a obtenu un permis de recherche avancée et qui prévoit la construction d’une grande mine d’or dans la commune de Ouo, province de la Comoé. L’étude de faisabilité effectuée prévoit une durée d’exploitation de 10 ans (2026-2035).

Suivant la nouvelle dynamique, nous avons formalisé deux sites miniers artisanaux dans les communes de Mangodara et Tiéfora, province de la Comoé en décembre 2025.

L’argent est localisé à 23 km au Ouest-Nord-Ouest (WNW) de la ville de Mangodara et 5km à l’Est de la rivière Comoé.

Des indices en métaux de base comme le cuivre, le zinc, le plomb et antimoine (généralement avec l’or comme sous-produit).

Le lithium contenu dans des échantillons de roches primaires ont été constatées dans des leucogranites et des pegmatites de la région de Kangounadéni, à l’Est de Banfora.

On note également la présence d’Uraninite dans les pegmatites de Mangodara.

Carrières

On y trouve les formations gréseuses dans les régions de Banfora et de Sindou dont l’altération peut fournir des sables siliceux de bonne qualité pour la céramique et la verrerie (SCT-SAFRIC, 2013).,

Des indices de Diamants ont été trouvés en très petites quantités dans les alluvions des bassins versants des rivières Léraba, Comoé.

Cependant, il n’existe pas une carrière fonctionnelle dans la région des Tannounyan

Industries

La région des Tannounyan, avec ses richesses agricoles (anacarde, mangue, tomate, piment, céréales), dispose de plusieurs unités industrielles de transformation. Ces unités contribuent à la création d’emploi, à la réduction des pertes poste-récoltes et à la valorisation des produits locaux. Aussi, les unités de transformation de la région sont de plusieurs ordres. Nous avons des unités artisanales souvent portées par des groupements de femmes ou des petites coopératives locales. Elles utilisent des équipements simples. On a aussi des unités semi-industrielles disposant de machines modernes pour la transformation en plus grande quantité. De plus en plus, d’entrepreneurs locaux investissent dans des petites usines modernes.

  1. Industrie agroalimentaire
  2. a) Filière anacarde (noix de cajou)

Plusieurs unités de transformation de l’anacarde sont implantées dans la région. On peut citer par exemple la Société de Transformation Industrielle de l’Anacarde au Burkina Faso (SOTRIAB), l’Établissement Barro Distribution et Frère (EBDF), la Société Coopérative Simplifiée NEMAFA, etc. Ces unités sont localisées majoritairement à Banfora. Les principaux produits fabriqués, à partir de la noix de cajou, sont entre autres l’amande de cajou grillée ou salée, le beurre de cajou, le lait de cajou, la farine de cajou, l’huile de cajou, etc.

  1. b) Filière mangue

La mangue est l’un des produits phares de la région. Elle est transformée sous plusieurs formes : mangue séchée et jus. Ainsi, la région compte plus de vingt (20) unités de transformation majoritairement localisées à Banfora. On peut citer, par exemple, Bio Djiguiya, Saveur Tropical, Sanlé Séchage, AGRINORME SARL, etc.

  1. c) Filière céréales

Les produits transformés dans la filière sont essentiellement le mil, le blé, le maïs et le riz. Plusieurs unités de transformation interviennent dans la filière. On peut, citer par exemple, la société Coopérative Balokoyuma qui intervient dans la fabrication de farine enrichie pour enfant et Vision Afrique SARL qui intervient dans la transformation du riz local. Nous avons aussi la Minoterie Du Faso qui intervient dans la transformation du blé.

  1. d) Filière tubercule (manioc)

La transformation du tubercule de manioc en « attiéké » est beaucoup pratiquée dans la région des Tannounyan.  Cette activité en généralement pratiquée par des femmes regroupées en coopérative ou groupement. On peut citer par exemple la Société Coopérative Simplifiée Sababou Gnouma, EBEN EZER SARL, l’Union des Transformatrices des Cascades, etc.

  1. e) Le Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)

Les produits transformés sont le beurre de karité, l’alcool, le soumbala, le jus, le savon, etc. Les unités de transformation intervenant dans ce secteur sont majoritairement des groupements et coopératives de femmes. Nous pouvons citer par exemple l’Association de Gestion des Ressources naturelles Comoé-Léraba (AGEREF-CL), le groupement CAGNOKSE, la Société Coopérative Simplifiée DABURU, BOMBA TECHNO, etc.

  1. Industries textile et sucrière

La Société Burkinabè des Fibres Textiles (SOFITEX) est l’unique unité industrielle cotonnière, jouant un rôle central dans la production, la transformation et la commercialisation du coton. Elle est implantée dans la localité de Banfora.     Quant à la Nouvelle Société Sucrière   de la Comoé (SN SOSUCO), elle est située à Beregadougou et intervient dans la transformation de la canne à sucre en sucre blond et raffiné.  A l’instar de la SOFITEX, elle est aussi l’unique unité industrielle sucrière dans la région des Cascades.

  1. Industrie de l’eau minérale

L’industrie de l’eau minérale est assez développée dans la région. On dénombre au moins vingt-cinq (25) unités d’ensachage d’eau reparties majoritairement dans les localités comme Banfora (07 unités) et Niangoloko (06 unités). 

  1. Défis des unités de transformation industrielle

Les unités de transformation industrielle dans la région des Tannounyan font face à plusieurs défis qui limitent leur performance et leur développement.

  • Accès limité au financement

Les unités industrielles rencontrent des difficultés pour accéder aux financements du fait des taux d’intérêt élevés et des conditions de garantie souvent inaccessibles.

  • Approvisionnement irrégulier en matière premières

La dépendance à la saisonnalité agricole, la faible organisation des producteurs en coopératives ou groupements stables et le problème de conservation et de stockage des matières premières constituent des difficultés pour les unités industrielles œuvrant dans l’agroalimentaire.

  • Manque d’équipements modernes

Elles utilisent des équipements vétustes ou artisanaux, peu performant. Celles qui possèdent quelques équipements modernes font face aux difficultés d’entretien ou de réparation faute de techniciens qualifiés ou de pièces de rechange disponible localement.

  • Compétences techniques limitées

Au sein de ces unités industrielles, on constate un faible niveau de formation des employés et un manque criard de main-d’œuvre qualifiée. On note également un accès limité à la formation continue et aux nouvelles technologies.

  • Défis logistiques et infrastructurels

Les mauvais états des routes, surtout en saison des pluies, l’accès limité à l’électricité stable et à l’eau et le coût élevé du transport vers les marchés de consommation freinent le développement des unités industrielles dans la région.

  • Problème d’accès au marché

Elles font face à la concurrence des produits importés ; aux difficultés à respecter les normes de qualité et d’emballage exigées à l’exportation ou sur les grands marchés urbains et à la faible valorisation des produits transformés localement.

Artisanat

La région des Tannounyan regorge diverses potentialités agricoles, touristiques et culturelles jouant ainsi un rôle essentiel dans le développement de l’artisanat local.

Cet artisanat, qui englobe une variété de métiers tels que la poterie, la vannerie, la sculpture sur bois, la fabrication de textiles traditionnels, et la bijouterie artisanale, constitue non seulement un vecteur de préservation du patrimoine culturel, mais aussi une source importante de revenus pour de nombreuses familles.

  L’artisanat est peu développé dans la région et se concentre sur la sculpture chez les hommes, la vannerie et la poterie chez les femmes. Toutefois, il faut relever que la menuiserie-bois connaît un essor considérable en raison de la présence de deux scieries implantées à Banfora qui mettent à la disposition des artisans, la matière d’œuvre telle que les planches, les madriers et les chevrons pour la fabrication des ouvrages notamment les meubles. Aussi, le secteur de la transformation connaît un boom avec la naissance des mini-laiteries et des unités de transformation des produits agroalimentaires.

  1. Les forces de l’artisanat dans la région

L’artisanat dans la région des Tannounyan bénéficie d’une forte identité culturelle, avec des techniques transmises de génération en génération. La créativité et le savoir-faire local attirent également un nombre croissant de touristes, ce qui contribue à la valorisation des produits artisanaux. De plus, plusieurs initiatives gouvernementales et associatives ont été mises en place pour soutenir et promouvoir ces métiers, notamment par la formation, l’accès aux marchés et la certification des produits. Ces initiatives permettent :

  • le renforcement du secteur de l’artisanat et la valorisation des ressources naturelles : L’abondance de matières premières locales peut être mieux exploitée pour la production artisanale et industrielle ;
  • la valorisation du Tourisme : Le tourisme lié aux chutes d’eau et aux sites naturels offre un marché potentiel pour les produits artisanaux ;
  • les formations et le renforcement des capacités : Le développement de centres de formation professionnelle pourrait améliorer les compétences des artisans et des industriels ;
  • le soutien institutionnel : des politiques publiques ciblées peuvent favoriser l’accès au financement, la modernisation des équipements et la simplification des procédures ;
  • les partenariats et coopérations : La collaboration entre acteurs locaux, nationaux et internationaux peut stimuler l’innovation et l’accès aux marchés.

 

  1. Les types d’artisanats

L’artisanat dans la Région des Tannounyan Cascades est diversifié et comprend plusieurs branches principales :

  • l’artisanat textile : Le tissage et la teinture traditionnelle, notamment le tissage de pagnes et la fabrication de tissus teints à l’indigo, sont des activités courantes. Ces produits sont souvent réalisés à la main, utilisant des techniques ancestrales ;
  • la sculpture sur bois : La région est réputée pour ses sculptures en bois, qui représentent souvent des figures humaines, des animaux ou des motifs symboliques. Ces œuvres sont utilisées à la fois dans des contextes rituels et comme objets d’art décoratif ;
  • la poterie et la céramique : La fabrication de poteries utilitaires et décoratives est une activité importante, surtout dans les zones rurales. Les potiers utilisent des argiles locales pour produire des jarres, des marmites et d’autres ustensiles ;
  • le travail du cuir : La transformation du cuir en sacs, chaussures, ceintures et autres accessoires est une pratique artisanale bien développée, souvent réalisée par des artisans spécialisés ;
  • la vannerie qui occupe un rôle central dans l’artisanat de la région
  • la bijouterie et la fabrication d’objets décoratifs : L’artisanat de bijoux en perles, en métal ou en matériaux naturels est également présent, avec des créations destinées au marché local et touristique.

 

  1. Les produits artisanaux

Les produits artisanaux issus de la région des Tannounyan reflètent la diversité, le savoir-faire ancestral et la créativité des artisans locaux, tout en étant une source importante de revenus et de fierté pour la population. Ces produits sont non seulement un témoignage du riche héritage culturel, mais aussi un secteur en pleine croissance. De nombreux artisans ont su moderniser leurs techniques tout en conservant l’authenticité de leur savoir-faire. Des initiatives locales et internationales soutiennent ces artisans, en facilitant l’accès aux marchés, en valorisant la qualité des produits ou en promouvant le tourisme artisanal. Parmi les produits artisanaux emblématiques de la région des Cascades, on trouve :

  • les textiles et tissus traditionnels : tissés à la main, souvent à base de coton, ces tissus sont utilisés pour confectionner des vêtements, des accessoires ou des décorations. Les motifs et couleurs vifs témoignent du patrimoine culturel local ;
  • les sculptures sur bois : la région est célèbre pour ses artisans qui créent des statues, des masques et des objets décoratifs en bois, souvent inspirés des symboles traditionnels et des légendes locales ;
  • la poterie et la céramique : façonnées à la main, ces pièces allient utilité et esthétique, allant des jarres de stockage aux objets décoratifs, en passant par des ustensiles de cuisine ;
  • la vannerie ;
  • les bijoux et accessoires en perles ou en métal : fabriqués avec soin, ces bijoux traditionnels sont portés lors des fêtes ou comme symbole d’appartenance culturelle.

 

  1. Marché et distribution

La région des Tannounyan, riche en traditions artisanales, voit ses produits locaux circuler à travers divers canaux de distribution, permettant aux artisans de valoriser leur savoir-faire tout en répondant à la demande locale, nationale et internationale. Les marchés locaux, tels que le marché de Banfora ou d’autres marchés périurbains, jouent un rôle central dans la commercialisation des produits artisanaux.

Ces marchés offrent aux artisans une plateforme directe pour vendre leurs créations, échanger avec les clients et recevoir des retours immédiats. La proximité avec la population locale favorise également la fidélité et la diffusion des produits artisanaux dans la communauté.

Au-delà des marchés, plusieurs boutiques artisanales ou des points de vente spécialisés ont été créés dans la région ou dans les zones touristiques. Ces espaces permettent de présenter les produits dans un cadre plus structuré, souvent avec une meilleure visibilité et une offre plus diversifiée. Certains artisans collaborent également avec des centres culturels ou des associations pour exposer leurs œuvres.

Avec l’essor du tourisme dans la région, notamment autour des cascades et des sites naturels, des agences de voyage, hôtels et centres touristiques deviennent aussi des canaux importants pour la vente des produits artisanaux. Ces partenaires jouent un rôle clé dans la promotion des produits locaux auprès des visiteurs étrangers ou nationaux, contribuant ainsi à une meilleure valorisation.

De plus en plus, certains artisans ou coopératives exploitent les nouvelles technologies pour élargir leur marché. La vente en ligne via des plateformes de commerce électronique, les réseaux sociaux ou les applications mobiles leur permet d’atteindre une clientèle plus large, y compris à l’international. Ces modes de distribution offrent une opportunité supplémentaire pour dynamiser le secteur artisanal dans la région.

  1. Les acteurs

Les artisans de la Région des Tannounyan sont souvent organisés en coopératives ou en groupements (environ 15 Groupements), ce qui facilite l’accès aux ressources, la formation et la commercialisation. Ces organisations jouent un rôle clé dans la promotion de l’artisanat local, la défense des intérêts des artisans et la valorisation des produits.  Le secteur artisanal est majoritairement informel, avec une prédominance de petites unités de production. Les femmes jouent un rôle important, particulièrement dans le textile et la poterie, contribuant ainsi à l’économie locale et à l’autonomisation des ménages.

  1. Défis des unités de transformation artisanale

Malgré ses atouts, l’artisanat dans la région des Tannounyan fait face à plusieurs défis. La concurrence des produits importés, souvent moins chers, met en difficulté les artisans locaux. La difficulté d’accès aux matières premières de qualité, le manque d’infrastructures adaptées, ainsi que la faiblesse des circuits de commercialisation freinent également le développement du secteur. Par ailleurs, la transmission du savoir-faire est parfois menacée par le vieillissement des artisans et le manque de jeunes intéressés par ces métiers.

A ces différents aspects, il faut ajouter :

  • la faible intégration dans les chaines de valeurs : l’artisanat local a du mal à s’intégrer pleinement dans les chaines de valeur nationale et internationale ;
  • le manque de compétences spécialisées : le déficit en ressources humaines qualifiées freine le développement de l’artisanat ;
  • l’accès limité au financement et à la technologie : le secteur de l’artisanat rencontre des difficultés pour accéder à des crédits adaptés et aux technologies nouvelles.
  • L’environnement règlementaire : la complexité des procédures administratives et le manque de soutien institutionnel ainsi que le manque d’organisation dans le secteur sont des obstacles supplémentaires.

Commerce

Les commerçants de la région des Tannounyan font du commerce des produits de grande consommation. Ces produits sont présentés aux clients au niveau des alimentations moyennes et petites (boutiques). Les autres produits de grande consommation sont en générale des matériaux de construction exposés au niveau des quincailleries. Les stations-services sont aussi implantées en majorité à Banfora, Niangoloko, Sindou, Sidéradougou, Niankorodougou, Mangodara et parsemés dans les autres villages de la région.

Les services d’accompagnement sont rendus par la Direction régionale en charge du commerce et la représentation de la CCI-BF.

Chaque famille a un commerçant en son sein.

  1. 1. Marché et distribution

La région des Tannounyan, riche en traditions artisanales, voit ses produits locaux circuler à travers divers canaux de distribution, permettant aux artisans de valoriser leur savoir-faire tout en répondant à la demande locale, nationale et internationale. Les marchés locaux, tels que le marché de Banfora ou d’autres marchés périurbains, jouent un rôle central dans la commercialisation des produits artisanaux.

Ces marchés offrent aux artisans une plateforme directe pour vendre leurs créations, échanger avec les clients et recevoir des retours immédiats. La proximité avec la population locale favorise également la fidélité et la diffusion des produits artisanaux dans la communauté.

Au-delà des marchés, plusieurs boutiques artisanales ou des points de vente spécialisés ont été créés dans la région ou dans les zones touristiques. Ces espaces permettent de présenter les produits dans un cadre plus structuré, souvent avec une meilleure visibilité et une offre plus diversifiée. Certains artisans collaborent également avec des centres culturels ou des associations pour exposer leurs œuvres.

Avec l’essor du tourisme dans la région, notamment autour des cascades et des sites naturels, des agences de voyage, hôtels et centres touristiques deviennent aussi des canaux importants pour la vente des produits artisanaux. Ces partenaires jouent un rôle clé dans la promotion des produits locaux auprès des visiteurs étrangers ou nationaux, contribuant ainsi à une meilleure valorisation.

De plus en plus, certains artisans ou coopératives exploitent les nouvelles technologies pour élargir leur marché. La vente en ligne via des plateformes de commerce électronique, les réseaux sociaux ou les applications mobiles leur permet d’atteindre une clientèle plus large, y compris à l’international. Ces modes de distribution offrent une opportunité supplémentaire pour dynamiser le secteur artisanal dans la région.

  1. 2. Les acteurs

Les artisans de la Région des Tannounyan sont souvent organisés en coopératives ou en groupements (environ 15 Groupements), ce qui facilite l’accès aux ressources, la formation et la commercialisation. Ces organisations jouent un rôle clé dans la promotion de l’artisanat local, la défense des intérêts des artisans et la valorisation des produits.  Le secteur artisanal est majoritairement informel, avec une prédominance de petites unités de production. Les femmes jouent un rôle important, particulièrement dans le textile et la poterie, contribuant ainsi à l’économie locale et à l’autonomisation des ménages.

Services

Les services sont très diversifiés allant des prestations dans le domaine du tourisme comme l’hébergement, la restauration, les animations. Il y a aussi les services de maintenance informatiques, mécaniques. L’art et l’artisanat d’art sont aussi de services qui occupent une frange importante de la population de la région des Tannounyan.

Transport

La région compte environ 155 transporteurs toutes catégories confondues. Ils se répartissent en majorité dans les chefs-lieux des provinces et des communes.

Le réseau ferroviaire est limité mais stratégique, car il s’inscrit dans l’axe Ouagadougou – Abidjan qui traverse principalement la province de la Comoé, avec Banfora comme gare principale et sert essentiellement au transport de marchandises (notamment le coton, le sucre, le manganèse, et autres produits agricoles et industriels) et, de manière plus réduite, au transport de voyageurs.

Le réseau routier comprend : les Routes Bitumées (RB) : 130,039Km, les Routes en Terre (RT) : 759,428Km, les Pistes Rurales aménagées (PR) : 807,556Km

  • Les routes nationales au nombre de deux (02) avec un linéaire cumulé de 229,440Km sont :
  • la RN07 (route Bobo-Dioulasso – Banfora – Frontière Côte d’Ivoire), son linéaire est de 81,287Km selon les limites administratives régionales du début de la section 4 (Embranchement RN11 de Bérégadougou) jusqu’à la fin de la section 9 (Frontière Côte d’Ivoire, pont sur Léraba) ;
  • la RN11 (route Orodara – Banfora – Sidéradougou – Gaoua – Batié – Frontière Côte d’Ivoire), son linéaire également selon les limites administratives régionales de la section 1 (à partir de Mondon) jusqu’à la fin de la section 6 (Ouo limite), est de 148,153Km.
  • Les routes régionales d’un linéaire total de 469,086Km sont au nombre de quatre (04) et comprennent :
  • la RR20 (route Sokouraba – Bougoula) : 6Km de la dernière section Sokouraba – Bougoula Embranchement RD61
  • la RR21 (route Banfora – Sindou – Ouéléni – Sifarasso – Koloko) : 108,994Km selon les limites administratives régionales du début de la section 1 (Banfora) jusqu’à la fin de la section 9 (Frontière Côte, pont sur Léraba) ;
  • la RR22 (route Sidéradougou – Dérégouè – Karangasso Viguè) : 22Km selon les limites administratives régionales Sidéradougou (Embranchement RN11) à dérégouè (Pont en bois) ;
  • la RR23 (route Kouéré – Mangodara – Ouangolodougou – Niangoloko – Soubakaniédougou- Douna) : 222,211Km
  • Les routes départementales au nombre de huit (08) totalisent un linéaire de 474,519Km. Ce sont :
  • la RD60 (route Sifarasso – Frontière Mali) : 7Km ;
  • la RD61 (route Kankalaba – Bougoula – Tourni) : 15,268Km ;
  • la RD62 (route Sindou – Loumana – Baguèra – Woulafafo- Fourkoura) : 61,260Km ;
  • la RD63 (route Woulafafo – Niankorodougou – Dakoro – Gouindougouba) : 35,947Km ;
  • la RD65 (route Banfora – Mangodara) : 99,126Km ;
  • la RD66 (route Loumana – Niankorodougou) : 15,221Km ;
  • la RD67 (route Toumousséni – Soubakaniédougou) : 25,345Km ;
  • la RD71 (route Mondon – Moussodougou) : 17,100Km.
  • Les pistes rurales aménagées assez nombreuses servant à désenclaver les villages, les hameaux de culture et les zones à forte production totalisent un linéaire d’environ 821,26Km.