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Dômes de Fabédougou

Les dômes de Fabédougou sont une formation étonnante qui résulte de l’érosion naturelle de l’eau et du vent qui, pendant des millénaires, se sont acharnés à sculpter le grès jusqu’à ce que se constituent des dômes très originaux et gigantesques. Le dôme de Fabédougou  a un sommet semi-sphérique d’édifices, en forme de coupole. Au sommet de ces dômes s’offre une vue panoramique des champs de canne à sucre et l’abondante végétation présente dans cette partie du Burkina Faso. Les dômes de Fabédougou sont situés à une quinzaine de kilomètres de Banfora, constituent un véritable site touristique. Ce sont des dizaines de roches en grès à l’aspect érodé d’une cinquantaine de mètres de hauteur. On peut se faire plaisir en grimpant sur ces géants rochers naturels formés à travers le temps. L’accès à ce site peut se faire à travers des guides spécialisés.

Pics de Sindou

Les pics sont le prolongement de la chaîne gréseuse qui forme la falaise de Banfora. Cette chaîne de grès est le fruit de l’érosion qui a raboté tous les terrains, dégageant les roches dures des terrains plus meubles emportés par les eaux. La pluie et le vent ont ensuite façonné cette roche et créé ces reliefs ruiniformes et fantomatiques. Les pics se trouvent à l’entrée de la ville de Sindou dont elles tirent leur  nom et s’étalent sur près de 5 kilomètres autour du village en y formant un demi-cercle.

Les Cascades de Karfiguela

Les cascades de Karfiguéla est une oasis de fraîcheur inattendue. La voie d’accès traverse sur une quinzaine de kilomètres des petits villages paisibles où de modestes maisons de terre jaune se succèdent, pour finir par slalomer entre les champs de canne à sucre d’un vert resplendissant. L’entrée des cascades se fait par une piste ombragée de manguiers centenaires, manguiers d’un vert profond, croulant sous le poids de centaines de fruits, ses caïcedras et ses fromagers majestueux bordant des pistes de terre rouge. Au mois de mars, entendre le son de l’eau qui coule au loin est en soi une délivrance. Pour grimper en haut des cascades de Karfiguéla des escaliers sommaires vous y conduisent. Du sommet, la vue sur la savane environnante est impressionnante. Et surtout, des dizaines de baignoires naturelles et de bains à remous sont remplis d’une eau limpide et glacée. C’est une zone paisible et agréable au cœur de la savane boisée.

Lac aux hippopotames de Tengréla

Le lac de Tengréla est une étendue d’eau en partie couvert de nénuphars. Il contient des hippopotames qu’on peut observer par une balade en pirogue ; mais également des crocodiles, des serpents d’eau, des poissons (tilapia, carpe), des oiseaux (martins pêcheurs). On peut y marquer une halte de repos de pique-nique avec loisir aquatique. Il y a aussi un mirador en état de délabrement situé à l’entrée du site et qui permet d’observer à distance les bestioles. Ce mirador a servi dans les années 58 de première école primaire au village de Tengréla.

Originellement, le lac de Tengréla s’appelait LAIBOGO en langue Karaboro qui signifie grande mare.  L’appellation Lac de Tengréla est issue de la déformation de Tenkoulou. Le premier habitant du village de Tengréla habitait sur l’actuel site du lac avant son établissement. Un beau jour, il constate l’installation d’une mare dans ladite zone. Unique point d’eau à proximité du village, afin d’éviter son tarissement, les habitants protégeaient les poissons qui y sont et ont développes des rituels au fin de maintenir le point d’eau par la bénédiction des génies. Les prières ayant été exaucées, le lac est devenu un lieu de culte où se développent à nos jours la pêche et son exploitation à des fins touristiques.

Champ de canne à sucre

L

a Canne à sucre (Saccharum officinarum) est une espèce cultivée pour leurs tiges, dont on extrait du sucre. Elle était jusqu’au début du XIXe siècle la seule source importante de sucre et représentent toujours actuellement 70 à 80 % de la production de sucre.

La canne à sucre est une grande graminée tropicale herbacée à port de roseau, d’une hauteur allant de 2,5 à 6 mètres. Les tiges, d’un diamètre de 1,5 à 6 cm, sont pleines. Les feuilles, alternes, sont réparties en deux files opposées et ont un limbe de 1 m de long environ sur 2 à 10 cm de large pesant environ 300 g et plus. Elles sont au nombre de dix sur les plantes en pleine croissance, la partie inférieure de la tige se dénudant au fur et à mesure que les feuilles basses se dessèchent.

L’inflorescence est une panicule terminale de cinquante centimètres à un mètre de long. En culture, la canne est généralement coupée avant floraison. C’est une plante vivace par sa souche rhizomateuse.

Village traditionnel Turka de wolonkoto

Le village traditionnel turka de Wolonkoto : Patrimoine ethnographique

Situé en plein centre, le village traditionnel de Wolonkoto se caractérise par son aspect architectural de forme circulaire en banco avec une toiture en chaume. Entre les concessions, sont parsemés d’importants champs de rôniers. Ces rôniers servent à l’extraction du vin de palme ( Bandji), célèbre boisson de la localité dont le processus d’extraction ,qui force l’admiration, peut être démontré sur place.

Le village abrite un marché traditionnel qui se tient tous les cinq (05) jours conformément à la semaine du calendrier turka. C’est l’occasion d’aller à la rencontre des ethnies turka et de se plonger dans la réalité rurale.

Il conviendrait d’y organiser des soirées d’animation culturelle pour développer une petite économie touristique au profit de la population.

Centre de vannerie de Bogoma

La vannerie de Bogoma à Soubakaniédougou est un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. Elle est essentiellement exercée par les femmes du village qui se sont organisées en association dénommée «  Alla kabo ». Elle présente un ensemble de productions artisanales locales à base de feuilles de rôniers et/ou de palmiers aux fins d’ustensiles de ménages (paniers, nattes, éventails, etc.)

Quant au savoir-faire des hommes en matière d’activités de forge, il est aussi acquis des ancêtres par apprentissage mais les techniques et outils de production ancienne sont menacés de disparition au profit des outils modernes. A ce titre ils fabriquent des objets utilitaires (daba, charrue, haches, etc.)

Forêt classée Comoé Léraba

La forêt classée et réserve partielle de faune de la Comoé-Léraba est située à l’Ouest du Burkina Faso à 530km de la capitale Ouagadougou, à la frontière avec la Cote d’ivoire et couvre une superficie de 125 000 ha environ.        Elle est une zone de transition entre la savane et la forêt dense avec une dominance de la savane. Elle compte en outre des mares naturelles disséminées de part et d’autre, ce qui donne une bonne distribution de la faune dans la partie centrale, qui constitue le territoire de chasse. Depuis 2001, elle a été concédée par l’Etat à l’AGEREF afin d’y promouvoir une gestion communautaire des ressources naturelles. On y  pratique du tourisme cynégétique.

Pont de Bérégadougou

Construit en 1932 par le colonisateur lors de la bataille du rail Burkina-Niger, le site abritait un génie qui fut capturé et emmené à Dakar (Sénégal) capital de l’ex AOF. Le pont a une architecture particulière qui force l’admiration. C’est aussi un lieu de culte pour la communauté catholique de Bérégadougou et environnants. Il est entouré de grottes que les sages refusent de révéler au grand public. Ce pont supporte les rails au-dessus et les deux tunnels en bas servent de passage pour les véhicules et autres engins.