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Aperçu général sur l'économie

L’économie de la région de Oubri repose principalement sur l’agriculture et l’élevage. L’agriculture est dominée par le maraichage à savoir la production   d’oignons, de tomates, de carottes  pratiquée majoritairement par les jeunes et les femmes. On note également un dynamisme dans le secteur de l’artisanat, une industrialisation au stade embryonnaire avec la présence de petites unités de transformation.

Quelques données sur l'économie

10ème région la plus peuplée du Pays (Incidence de pauvreté à 45,5%)

90,05% de cette population réside en milieu rural

114 habitants au km²

2,65% de taux d’accroissement annuel moyen

53,14% de femme (majorité féminine comme à l’échelle nationale)

46,8% de la population a moins de 15 ans.

Agriculture

Résumé sur l’agriculture

Les populations de la région vivent essentiellement de l’agriculture. En effet, 52,0 % de femmes et 48,0% d’hommes la pratiquent (RGA 2).

La région de Oubri présente un potentiel intéressant dans le domaine agricole due à son climat favorable qui détermine ses différents types de sols. On distingue entre autres :

  • les sols ferrugineux tropicaux lessivés couvrant environ 50% de la superficie et aptes aux cultures fourragères, à la sylviculture et aux cultures pluviales ;
  • les sols hydromorphes sont les moins représentés et couvrent environ 10 % du territoire régional. Ces sols sont rencontrés dans les lits mineurs des cours d’eaux et les bas-fonds et aptes aux cultures maraîchères, au riz pluvial et irrigué et aux cultures fourragères.

La production des céréales (mais, sorgho, riz) est plus importante dans la province du Ganzourgou notamment dans les Aménagements des Vallées de la Volta (AVV). Quant à la production maraichère, elle est plus pratiquée dans la province de Bassitenga avec des cultures telles que l’oignon, la tomate, la carotte, le choux….

Les différentes activités telles que les aménagements des bas-fonds et périmètres irrigués permettent d’augmenter les superficies de production de la région. En 2025, environ 1200 ha de bas-fonds ont été aménagés par l’Etat et ses partenaires en vue de booster la production rizicole.  Environ 3800 ha de plaines et bas-fonds ont été emblavés, et 3030 ha de labours ont été réalisés. au profit des producteurs.

Malgré les énormes potentialités et les différents appuis multiformes de l’Etats (intrants, tracteurs…) le secteur agricole fait face à de multiples contraintes dont les plus récurrentes sont : 

  • la spéculation foncière grandissante réduisant les terres agricoles ;
  • la dégradation continue de la ressource sol ;
  • le tarissement précoce des retenues d’eau.

Élevage

La région regorge d’énormes potentialités en matière d’élevage. Elle dispose d’un important cheptel et des infrastructures pastorales (parcs à bétail et de vaccination, aires de pâturage, couloirs de transhumance, pistes à bétail etc..). En outre, on assiste à l’émergence de promoteurs privés qui interviennent dans la production, la transformation et la commercialisation des produits de l’élevage.

Le domaine de l’aquaculture n’est pas en reste dans la région. En effet, à la faveur de l’Offensive Agro Pastorale et Halieutique, on assiste à l’émergence de nombreux entrepreneurs aquacoles. L’activité se pratique sur des cages flottantes, notamment dans le barrage de Loumbila et dans des bassins construits à cet effet.

Cependant l’élevage est confronté à des contraintes dont les principales sont :

  • la dégradation des parcours pastoraux existants ;
  • la faible disponibilité de pâturage et autres aliments pour bétail en saison sèche ;
  • l’insuffisance des points d’eau pastoraux pour l’abreuvement du bétail ;
  • le cout élevé des alevins et de l’aliment pour poisson.

Ressources minières

La région de Oubri dispose d’énormes potentialités minières au nombre desquelles figure principalement la ressource aurifère.

De l’exploitation artisanale à l’exploitation industrielle, la recherche de l’or occupe une frange importante de la jeunesse et contribue de manière significative à l’essor du tissu socio-économique régional.

À la date de Janvier 2026, la région de Oubri est couverte par 24 permis de recherche valides, 02 permis d’exploitation semi-mécanisée ainsi que 04 permis d’exploitation industrielle. Au titre des entités actives, nous avons :

  • Permis d’exploitation industrielle (OR) :
  • BOMBORE SA [OREZONE ]
  • SOMISA SA (Société des Mines de Sanbrado) [ West African Ressources ]
  • TOEGA SA [ West African Ressources ]
  • NIOU SA [ NORDGOLD ]
  • Permis d’exploitation semi-mécanisée de substances de mines :
  • Sav’or SARL ( Permis de Foaga)

Carrières

Résumé sur les carrières

La région compte plus d’une dizaine d’autorisations de recherche de gites et d’exploitation de substances de Carrières. Plusieurs carrières sont en cours de construction tandis que les principales en activité sous autorisation d’exploitation industrielle sont :

  • «Poussougziga-Tamissi» de Great Wall Rock Mining Limited (GWRML)
  • «Ziniaré-Sud» de International Carrières Services (ICS)
  • «Poussougziga» de COGEB
  • «Namassa» de TT MINING
  • «Saa» de ECHA
  • «Zam» de Carrière Générale du Burkina (CGB) ;
  • «Wayen-Sud» de ETDF6

Industries

Le tissu industriel est peu développé dans la région. Cependant, on note une prédominance des unités de production d’eau préemballées et des entreprises agroalimentaires.

La region compte une cinquantaine d’unités industrielles repartie comme suit:

  • Production d’eau préemballée : 15 ;
  • Production de jus et boissons : 04 ;
  • Boulangerie : 10 ;
  • Transformation et conservation de légumes frais : 03;
  • Miel : 01 ;
  • Plomb : 01 ;
  • Tannerie: 01 ;
  • Huilerie et aliments pour bétail : 01 ;
  • Production animale (poussins): 01;
  • Industrie du tabac: 02 ;
  • Industrie du café : 01;
  • Industries minières : 03 ;
  • Industrie du plastique (Fabrication de fûts polytank) : 01 ;
  • Carrières: 05;
  • Peinture et colorants : 01,
  • Production de tôles: 01 ;
  • Farine et pâtes alimentaires : 02 ;
  • Engrais: 01,
  • Cimenterie : 01;
  • Transformation PFNL : 01 ;
  • Laiteries: 02.

Ces industries participent pleinement à l’essor économique de la région avec environ 400 employés permanents.

Artisanat

Dans la région, le nombre total d’artisans recensés est de 59.979 dont 28.567 hommes et 31.412 femmes.

 

Répartition par branche d’activités:

  • Agroalimentaire, alimentation et restauration: 25% ;
  • Mines, carriers et construction: 23% ;
  • Bois et assimilés: 3% ;
  • Textile, habillement, cuir et peaux: 12% ;
  • Métaux et construction métallique: 22% ;

Autres: 15%.

Commerce

L’activité commerciale est relativement développée dans la région et renferme de nombreux marchés (128).

Les principaux marchés sont ceux de Zorgho, Ziniaré, Boussé et Mogtedo

Le secteur de la  distribution regroupe les catégories  de gros, de demi-gros et de détail

Les principales activités commerciales sont :

  • les espaces commerciaux (Les Alimentations) ;
  • la vente de matériaux de construction ;
  • la vente de produits agro-sylvo-pastoraux ;
  • la vente de mobilier de bureaux ;
  • la vente de motos.

Services

Les principales prestations de services :

  • les transferts électroniques (Orange money et Mobicash, Sankmoney, telecel money, wizall, wave)
  • la restauration
  • la location de matériel
  • les Institutions financières et de micro finances
  • les Stations-services

Transport

La Région possède un linéaire de réseau routier classé d’environ six cent quarante-quatre (644) kilomètres répartis dans les trois provinces et se présente comme suit :

  • 218,634 km de routes nationales (RN) toutes bitumées. Il s’agit de :
  • la route nationale n°2 qui fait la liaison de Ouagadougou jusqu’à Ouahigouya en passant par Boussé dans la province du Kourwéogo ;
  • la route nationale n°22 (Ouagadougou-Kongoussi-Djibo via les communes de Dapélogo et de Ourgou-Manéga dans la province de Bassitenga
  • la route nationale n°3 qui relie la capitale régionale, Ziniaré, à Ouagadougou et Kaya.
  • la route nationale n°4 ou route communautaire CU2a qui est un maillon essentiel de l’approvisionnement national à partir des ports de Lomé au Togo et de Cotonou au Benin via la ville de Zorgho dans la province du Ganzourgou.
  • 172,771 km de routes régionales (RR) dont 25 km bitumées sur les RR01 (Zorgho-Tanghin) et RR07 (Tanghin-Méguet) dans la province du Ganzourgou.
  •  
  • 253,166 km de routes départementales (RD) dont 31,166 km bitumés sur la RD40 (Boudtenga-Ziniaré-Zitenga)