SItes touristiques
C’est une colline d’une hauteur d’environ 20 m constituée de blocs latéritiques en forme de cornes avec des arbres. Elle est située au nord-est de la ville de Boulsa à une distance d’environ 1km. Selon le raporee-naaba de Boulsa chargé des sacrifices sur la colline, il y a un autel que seul le sacrificateur peut voir. Il ajoute que c’est le plus grand fétiche de tout Boulsa. Aussi selon les témoignages ; la colline abrite un gros serpent qui n’apparait que pour manifester son mécontentement.
Une fois sorti, il ne rentre qu’après un sacrifice de : un coq rouge, une chèvre rouge et un bœuf rouge.
Les habitants disent que c’est une tradition qu’ils ont hérité des ancêtres.
Lieu de sacrifices pour solliciter la pluie, la protection et la paix.
L’ancienne cour royale de Sanmatenga est située au nord de la ville de Kaya à la sortie sur l’axe Kaya-Barsalogho. C’est une ancienne résidence clôturée dont la façade ouest est construite en parpaing avec une entrée principale large de trois (3) mètres. Le reste de la clôture est en banco. Le samandin (hangar d’audiences du chef) est placé à l’entrée à droite et le fétiche tiibo à gauche. Au milieu de la cour il y a une grande maison en banco, crépis en ciment et dont le toit est en tôle, des ruines d’une ancienne résidence à gauche dans une cour interne où il y a trois (3) cases traditionnelles dont la case zongo. La cour est gardée par le zak-naaba et c’est là que se déroulent les rituelles annuelles. A l’ouest en face de la cour, il y a une vaste allée large de 30 mètres bordée d’arbres (neems essentiellement) qui débouche sur le barrage de Dimassa. Les tombes d’anciens chefs (4) sont à gauche de l’allée.
La cour royale dans son architecture actuelle daterait de plus d’une centaine d’années de nos jours. Elle aurait été construite sous le règne de Naaba Saneem l’un des chefs de la dynastie du royaume. Selon le Baloum Naaba, l’un des ministres de naaba Koom, la présente cour royale a été longtemps le lieu de l’intronisation des chefs depuis la création du royaume jusqu’à nos jours. Elle est actuellement entretenue par l’un des ministres de Naaba Koom (Zak-naaba).
Le Lac DEM est une vaste étendue d’eau à perte de vue située sur la Route Nationale n°15 à 15km au nord-ouest de Kaya sur l’axe Kaya-Kongoussi. Le lac s’étend d’Est en Ouest et ses berges sont boisées d’espèces locales. Le lac accueille plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs et héberge également une variété de poisson et aussi des caïmans. Des pirogues flottant sur l’eau montrent que la pêche y est pratiquée. Les riverains s’adonnent au maraichage dans les espaces irrigués. L’Office Nationale de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA) y a installé une station de pompage et de traitement de l’eau qui ravitaille la ville de Kaya et environnants. Un quai permet d’atteindre le lit de lac où sont installées les machines de pompage de l’eau.
A l’origine le lac Dem tire son nom du village qui abrite le site « DEM », situé à 1km. Ce fut au départ, il y’a à peu près une centaine d’années, un petit point d’eau caché par un grand arbre dans le village. A la suite d’une longue observation, un habitant de Dem a constaté que ses chiens revenaient à la maison les pattes mouillées par boues chaque fois. Il décida de les piéger dans le but de découvrir l’origine de la boue puis réussit à accéder au point d’eau. Depuis ce jour, la population à son tour a décidé de creuser ce point d’eau après avoir fait terrasser le grand arbre par les forgerons. De nos jours, le point d’eau est devenu un lac non tarissable au bénéfice de toute la population.
Le haut fourneau de Tiwêga. Témoin de plusieurs siècles de savoir-faire métallurgique, ce fourneau de terre cuite rappelle la maîtrise technique des sociétés africaines précoloniales dans l’extraction et la transformation du fer. Inscrit depuis 2019 au patrimoine mondial de l’UNESCO, il continue de fasciner chercheurs, visiteurs et passionnés d’histoire.
Bien plus qu’un simple outil de production, le haut fourneau de Tiwêga est un symbole d’organisation sociale, de transmission intergénérationnelle et de spiritualité. Sa structure impressionnante et son bon état de conservation en font un repère essentiel pour comprendre le génie technologique africain longtemps sous-estimé.
Le fourneau de Tiwêga fait partie d’un ensemble de sites exceptionnels regroupés sous le label « Sites de la métallurgie ancienne du fer au Burkina Faso ». Aux côtés de Kindibo (Centre-Nord), Yamané (Est) et Békuy (Boucle du Mouhoun), il incarne une tradition métallurgique vieille de plusieurs siècles, fondée sur des procédés complexes de réduction du minerai.