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Le Musée ethnographique et archeologique denommé musée communal « gnambadou », represente les resultats des fouilles réalisées à Douroula et donne un apercu plus général de la metallurgie traditionnelle dans la province du mouhoun.
Fruit de l’initiative du Dr Lassina Koté, Enseignant chercheur à l’Université Joseph ki Zerbo et ancien Maire de la Commune, ce musée est opérationnel depuis novembre 2017. Cela a été rendu possible grâce à la coopération entre la ville de Besançon en France et la commune de Douroula dans la Boucle du Mouhoun.
Ses deux salles d’exposition, presentent des objets traditionnels de broyage de mil, de maïs, des flèches, des lances, des cannes, des flûtes à cornes de buffle, des objets de beauté tels des colliers, des bracelets, du matériel traditionnel de préparation et de conservation de mets locaux, etc.
Diverses variétés de pagne traditionnel dont les motifs et les couleurs indiquent soit une humeur soit un mode de vie y sont également exposés pour valoriser la femme marka.
Vestiges d’un fourneau de type semi-souterrain et datant du VIIIe siècle avant notre ère, situes dans la commune de Douroula, ce site est le témoin le plus ancien du développement de la production du fer actuellement identifié sur le territoire du Burkina Faso, et illustre cette première phase relativement précoce du développement de la production de fer en Afrique. Il se présente sous la forme d’un creux tronconique dans le sol avec des parois faites de terre latéritique partiellement cuite lors de son utilisation. Il fait partie du bien composé des hauts fourneaux de Tiwèga, Yamané, Tindibo, Bekuy, classé patrimoine mondial de l’UNESCO le 05 juillet 2019.
Les sites de métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso sont directement associés à des traditions vivantes portées par le groupe socioprofessionnel des forgerons. Ces traditions s’expriment aujourd’hui par des valeurs symboliques liées à la technologie du fer au sein des communautés descendantes des forgerons et des métallurgistes. Maîtres du feu et du fer, les forgerons perpétuent des rites et des pratiques sociales ancestrales qui leur confèrent un rôle important au sein de leurs communautés.
En plus du fourneau et de la mine, 15 buttes anthropiques ont également été recensées. La répartition de ces buttes a livré de la poterie, du matériel de broyage, des outils de fer, et des sépultures humaines. Leur répartition laisse apparaitre des groupes de buttes interprétés comme des villages avec différents quartiers.
La forge traditionnelle de Oury, est un site remarquable abritant la plus grande forge traditionnelle de l’Afrique de l’Ouest, perpétuant un savoir-faire ancestral de travail du fer qui joue un rôle crucial dans la vie culturelle, spirituelle et économique des communautés locales, même face à la modernité. C’est un centre d’apprentissage et de transmission de techniques de travail du fer, de génération en génération, impliquant des savoirs rituels et techniques.
La forge traditionnelle est construite sous forme d’hangar et est le lieu où les métaux sont travaillés au feu et au marteau.
Dans cette forge traditionnelle on dénombre 18 foyers répartis par famille. La forge appartient aux forgerons issus de la famille Konate. Autochtones, ces forgerons sont des bwaba venus de Béréba. Dans ce village, les forgerons jouent un rôle social (rassembleur, médiateur, croque mort). Elle est un lieu sacré où des gens viennent demander de la bénédiction, la protection, la fécondité. Elle est la plus anciennes forge traditionnelle du Burkina Faso.
A côté de la forge ; l’on note également des ateliers de sculpture sur bois qui sont exploiter par des forgerons.
Le piège à hyène est une fosse de près de six mètres de profondeur et de dix mètres de diamètre creusée par les habitants du village de Ouroubono depuis 1936 et qui servait à piéger les hyènes qui venaient attraper leurs animaux. Selon les autochtones, un animal était attaché au milieu du piège pour servir d’appât aux hyènes
La vielle Mosquée de Ouahabou
Elle se situe dans le village de Ouhabou à 25 kilomètres de Boromo sur la Route Nationale 1 (RN1). Facile d’accès, son histoire est liée à celle de El Hadj Mahamoudou KARANTAO, natif de la localité qui fit construire la mosquée et sa résidence (1850) à Ouhabou.
Office religieux aux fondations séculaires, la mosquée de Ouahabou est un symbole de la conquête islamique, conduite par Mahamoudou Karantao, au début du XIXe siècle dans la province des Balé, au Burkina Faso. Cet édifice religieux entièrement construit en banco avec une voûte et des minarets soutenus par du bois, en 1816, suscite la curiosité des Burkinabè et des touristes.
Le PNDB se situe dans la région du Boucle de Mouhoun et occupe une superficie de 80 600 hectares. Il se partage entre les provinces des Balé et de Tuy. Le parc est compris entre les Départements de Boromo, de Bagassi et de Zawara au Nord, de Koti au Sud, de Poura et de Fara à l’Est où le fleuve constitue sa limite naturelle, et de Pa et Fouzan à l’Ouest.
Un groupe d’éléphants dans le Parc National des deux Balé, l’espèce emblématique du parc.
Tchériba est un village situé à 45 Kilomètres de Dédougou. Dans ce village, les femmes se sont organisées en associations pour faire de la poterie leur principale activité. On y trouve des pots de tout genre, des ustensiles de cuisine, des objets de décoration, on peut même assister à la fabrication de ces objets.
A Tchériba, la poterie n’est pas uniquement une activité artisanale, elle est l’éclat d’un héritage ancestral, d’un savoir-faire transmis de génération en génération et un moteur économique indispensable pour de nombreuses femmes de la commune.
Village au champ de greniers familiaux de labien et de sao
Le grenier, dans la tradition africaine, est la forme que l’homme a trouvée pour la conservation des grains de leur culture. A Labien, comme à Sao les familles alignent les greniers de façon ingénieuse sur pied ; ils peuvent atteindre plusieurs mètres de haut (5-6 mètres), avec des achèvements architecturaux et un toit en terre battue dont l’intérieur ressemble à celle d’une habitation. L’architecture de ces greniers peut être revêtue et décorée par différentes représentations (humaine, animal, nature). Sur la façade, il y a des ouvertures pour accéder à l’intérieur du grenier.
Chute d’eau de Sogodjenkoli (commune de Sami /Banwa)
La chute d’eau de sogodjenkoli est située dans la commune rurale de sami, dans la province des Banwa (région du Bankui).Elle est distante de solenzo (chef –lieu de la province) de 132km et de Dédougou (chef –lieu de la région) de 130 km. La chute d’eau est pérenne et coule toute l’année.
Dans la dynamique de notre histoire récente, la révolte bwa de 1915-1916 est avant l’heure la prime manifestation de l’attachement des populations burkinabè à la liberté et traduit leur rejet de toute oppression. Le monument est situé à l’entrée de l’hôtel de ville de Dédougou et draine des visiteurs curieux de découvrir l’histoire de la région.