Économie
Aperçu général sur l'économie
L’activité économique de la région est dominée par le secteur primaire tiré par l’agriculture et l’élevage qui occupe la majeure partie de la population. De plus en plus se développe le secteur tertiaire mais toujours animé par l’informel. Quelques industries, dont la plus importante est la SOFITEX tiennent le secteur secondaire qui est très peu développé. Toutefois la région abrite 8 institutions financières, deux sociétés d’assurance et 39 institutions de microfinances. Aussi la présence de la vingtaine de projet et programme contribue énormément à l’essor économique de la région.
Quelques données sur l'économie
3ème région la plus peuplée du Pays (Incidence de pauvreté à 60,8%)
90,36% de cette population réside en milieu rural dans les Bankui et Sourou. (RGPH 2019)
71 habitants au km² dans le Bankui et 59,32 dans le Sourou
2,6% de taux d’accroissement annuel moyen
50,03% de femme dans le Bankui et le Sourou(majorité féminine comme à l’échelle nationale)
46,4% de la population a moins de 15 ans dans le Bankui.
- Agriculture et Élevage
Agriculture
Le Bankui dispose d’énormes ressources en terre cultivable pour maintenir sa position de zone agricole majeure. En effet, elle dispose aussi bien de hautes terres que de bas-fonds et plaines pour mener des activités agro-pastorales et halieutiques. Les cultures vivrières occupent une place prédominante dans le système de production. Parmi celles-ci, le sorgho, le maïs et le mil représentent les denrées de base de la consommation locale et nationale. Parallèlement, la culture du riz connaît un essor significatif grâce à l’aménagement des bas-fonds et périmètres irrigués, qui offrent des conditions hydriques plus stables. Ces initiatives, souvent appuyées par des programmes publics tels que le Projet de Résilience et de Compétitivité Agricole (PRéCA) ou le Projet RESICOM, contribuent à renforcer la productivité et à diversifier les sources de revenus des exploitants.
En complément, la région développe plusieurs cultures de rente destinées à la commercialisation et à l’exportation, notamment le coton et le sésame. Ces productions participent à la dynamisation de l’économie locale, favorisent l’intégration des producteurs aux chaînes de valeur et génèrent des rentrées de devises au niveau national.
Face aux défis de la variabilité climatique, les autorités régionales et les partenaires techniques mettent en œuvre des actions de modernisation agricole, comprenant la mécanisation des exploitations, la promotion des semences améliorées, la distribution d’intrants subventionnés, ainsi que la formation technique des producteurs. Ces efforts visent à améliorer la résilience des systèmes agraires et à assurer une gestion durable des ressources naturelles. Ainsi, la région du Sourou s’affirme comme l’un des pôles agricoles majeurs du Burkina Faso, contribuant de manière significative à la sécurité alimentaire nationale et au développement socio-économique du pays. Son potentiel, conjugué à la mise en œuvre de politiques agricoles adaptées, fait de ce territoire un espace stratégique pour la consolidation d’une agriculture inclusive, productive et durable.
Quant aux bas-fonds aménageables, la région dispose de 17 617,145 hectares (situation faite en Avril 2023) de repartis dans les trois (03) provinces
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En milieu de campagne 2025-2026 dans une localité proche de Dédougou
début de campagne 2025-2026
Un agent de l'agriculture dans un champs de riz
Élevage
L’élevage occupe une place centrale dans l’économie rurale de la région du Bankui, où il constitue, aux côtés de l’agriculture, un levier fondamental de développement socio-économique. Il joue un rôle multiple : source de revenus, réserve d’épargne, moyen de traction agricole, mais aussi facteur de sécurité alimentaire et nutritionnelle pour la population locale. En valorisant les ressources naturelles (pâturages, sous-produits agricoles, points d’eau), l’élevage contribue directement à la diversification des activités rurales et à la résilience des ménages face aux chocs économiques et climatiques.
L’activité se pratique sous des formes à la fois extensives et semi-intensives, impliquant une grande variété d’espèces animales : bovins, ovins, caprins, porcins et volailles, les bovins et caprins demeurant les plus représentés. Ces systèmes de production permettent aux ménages de répondre à la fois à leurs besoins alimentaires et à la demande des marchés locaux et régionaux en viande, lait et produits dérivés.
Cependant, malgré son poids économique et social, le secteur reste largement dominé par des pratiques traditionnelles à faible rendement. L’insuffisance de la structuration des filières, la faible utilisation des techniques d’élevage modernes, ainsi que le manque d’accès aux intrants vétérinaires, à la formation et au financement, limitent la productivité et la compétitivité du cheptel. Les systèmes extensifs et pastoraux, fondés sur le libre pâturage et la transhumance saisonnière, demeurent vulnérables à plusieurs facteurs :
- La dégradation progressive des pâturages et la raréfaction des points d’eau ;
- La pression foncière accrue due à l’expansion agricole ;
- Les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs ;
- La variabilité climatique, qui modifie les calendriers de transhumance et accentue les périodes de soudure pastorale.
Pour surmonter ces défis, des actions innovantes sont en cours pour la promotion et la modernisation durable du secteur de l’élevage.
Ainsi, l’élevage dans la région du Bankui, bien qu’encore marqué par des pratiques traditionnelles, représente un potentiel considérable de croissance inclusive et de réduction de la pauvreté rurale. Le secteur est soutenu par des politiques publiques cohérentes, des investissements ciblés et une gouvernance participative des ressources naturelles.
les Autorités administratives en visite lors de la campagne de vaccination des animaux
Un agent en action pour la vaccination lors de la campagne
Les autorités administratives en visite lors de la campagne de vaccination
Les animaux en attente de vaccination dans une localité dans le Bankui
- Mines et Carrières
Ressources minières
La Boucle du Mouhoun possède des formations géologiques favorables pour contenir des gisements miniers. On peut citer :
Le site d’or de Wona dans la commune de Bana qui s’étend dans les communes de Pompoï ; Safané et de Kona est un site minier à ciel ouvert. Il est en exploitation actuellement par la société ENDAVOUR MINING. Cette société l’a acquis avec la société SEMAFO qui est une société canadienne. SEMAFO a obtenu un permis d’exploitation dont les réserves exploitables sont estimées à 35 tonnes d’or. La poursuite des recherches sur ce site minier a montré une évolution des réserves qui seraient de 100 tonnes étalées sur un périmètre de 90 km ; Le site d’or de Bagassi, un site industriel souterrain exploité par la société ROXGOLD. Cette mine est entièrement dans la commune de Bagassi. Il convient également de noter que de nombreux indices miniers sont signalés dans la région. Mais tous ces indices n’ont pas toujours fait l’objet d’études approfondies. Il s’agit principalement d’indices miniers relatifs au diamant dans le bassin versant du Mouhoun, au plomb (indice de plomb de Gan) au Nord-Est de Tougan dans la province du Sourou, à l’aluminium (bauxite) dans la province des Balé (indice de Fara : 300 000 tonnes) et à la tourbe dans la vallée du fleuve Sourou.
En ce qui concerne l’exploitation industrielle de l’or, elle concerne les mines de Mana et de Bagassi, respectivement dans les Communes de Bana et de Bagassi. Elle a un impact socio-économique certain pour la région car, au cours de l’exercice budgétaire 2020, la région a bénéficié de sept-cent-quarante-deux millions trois cent-quarante-six mille cinq-cent-trente-neuf (742 346 539) francs CFA du fonds minier de développement local.
- Les sites d’orpaillage
L’exploitation artisanale d’or est également répandue dans cette région, on peut citer à cet effet : les sites artisanaux d’or de Kari, de Tchériba et de La bien dans le département de Tchériba, de Safané, (Yankasso, Bona, Tounou 1 et 2, Bara, et Kangoba).
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Carrières
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- Industries et Artisanat
Industries
- Industrie (Nombre d’unités industrielles et semi industrielles existantes dans la région)
La région de la Boucle du Mouhoun enregistre (unités recensées) soixante-dix (70) unités industrielles réparties comme suit :
- Cinq (05) Huileries dont quatre (04) à Dédougou et une (01) à Nouna ;
- Dix-sept (17) Boulangeries ;
- Trente-neuf (39) unités d’eau ;
- Une unité de production et de commercialisation des lampes solaires ;
- Une unité de production et de commercialisation des tôles bacs ;
- Deux unités de décorticage de riz ;
- Une unité de transformation de tomate ;
Trois unités d’égrainage du coton et une unité de production et de distribution d’électricité.
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Artisanat
Résumé sur les principales pratiques artisanales, Proportion de la population vivant de l’artisanat, apport à l’économies
L’artisanat dans la région du Bankui se distingue par des métiers traditionnels hérités de génération en génération, tels que le textile, la transformation de produits locaux et l’artisanat décoratif. Il occupe une place importante dans les échanges culturels et économiques, tout en jouant un rôle croissant dans la création d’emplois et de revenus pour les populations locales, en particulier les jeunes et les femmes. Bien que les données chiffrées régionales restent limitées, le secteur, au plan national, contribue significativement à l’emploi et au PIB, soulignant ainsi son potentiel de développement économique et social à l’échelle régionale. L’artisanat apparaît ainsi comme un levier essentiel de valorisation du patrimoine culturel, de renforcement de l’économie locale et de réduction de la pauvreté.
Plusieurs métiers de ce secteur à l’instar de la restauration sont exercés dans la région et évoluent dans les catégories suivantes :
- Artisanat de production ou de transformation, il concerne les activités de fabrication de produits semi finis ou finis qui apportent de la valeur ajoutée à des matières premières locales ou importées ;
- Artisanat de services, il concerne les activités de réparation, d’entretien ou de maintenance, de restauration d’une œuvre d’art et de toute autre activité de prestation de nature artisanale ;
- Artisanat d’art, il porte sur les activités à caractère artistique qui impliquent la créativité de l’auteur et qui a une forte connotation culturelle.
Du matériel de cuisine fait à base de l'argile
les marionnettes de Boromo
les greniers servant à stocker les produits agricoles
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- Commerce et Services
Commerce
Résumé sur les principales activités commerciales, proportion de la population vivant du commerce et des services, apport à l’économie locale et nationale
Le commerce dans la région du Bankui repose principalement sur l’échange de produits agricoles et d’élevage, de produits transformés localement ainsi que de biens de consommation courante, constituant un pilier essentiel de l’économie régionale. Il s’organise autour de marchés hebdomadaires et de centres urbains, qui jouent un rôle stratégique de pôles d’échanges entre les zones rurales de production et les centres de consommation, favorisant ainsi les échanges intercommunaux et interrégionaux. Une proportion significative de la population, en particulier les femmes et les jeunes, tire ses moyens de subsistance de ces activités commerciales, généralement exercées dans le secteur informel. Par son rôle dans la création d’emplois, la génération de revenus, la circulation des richesses et l’approvisionnement régulier des populations, le commerce contribue fortement au dynamisme de l’économie locale et renforce l’intégration de la région du Bankui à l’économie nationale.
L’effectif provisoire des principaux marchés recensés est estimé à cinquante-un (51) en dehors des marchés de bétails très précaires.
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Services
L’effectivité de la déconcentration se traduit dans la région de la Boucle Mouhoun par la présence des services administratifs et techniques (Gouvernorat, Haut Commissariat, Préfecture, Economie et planification, Trésor, impôt, Enseignement primaire, enseignement secondaire, Enseignement supérieur, Santé, Gendarmerie, Ressources animales, Agriculture, Environnement, Eau et Assainissement, Infrastructures, Transport, Habitat, Droit Humain et Actions Humanitaires, Garde de Sécurité Pénitentiaire, Police, Culture et Tourisme, Sport et Loisir, Promotion de la femme, jeune et insertion professionnelle, etc.). Toutefois, certains services tels que l’économie numérique, la Caisse Autonome de Retraite des Fonctionnaires (CARFO), etc. ne sont pas encore déconcentrés dans la région.
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- Infrastructures
Transport
Les infrastructures de transport dans la région du Bankui reposent essentiellement sur un réseau routier reliant les chefs-lieux de communes, les centres urbains et les zones rurales de production. Ce réseau est composé de routes nationales, régionales ainsi que de pistes rurales, qui assurent une fonction stratégique dans l’acheminement des produits agricoles, d’élevage et artisanaux vers les marchés locaux, régionaux et interrégionaux. Toutefois, l’état souvent dégradé des pistes rurales, particulièrement en saison des pluies, constitue un frein majeur à la mobilité des populations, à l’écoulement des produits et à l’accès aux services sociaux et économiques. La région du Bankui ne dispose pas d’aéroport international, mais elle bénéficie de pistes d’atterrissage secondaires ainsi que de la proximité d’infrastructures aéroportuaires situées dans d’autres régions, ce qui facilite les échanges administratifs, commerciaux et institutionnels à plus grande échelle. Dans l’ensemble, les infrastructures de transport jouent un rôle déterminant dans le désenclavement de la région, la dynamisation des activités économiques et le renforcement de l’intégration de Bankui à l’économie nationale. Néanmoins, des investissements supplémentaires demeurent indispensables pour améliorer la qualité, la durabilité et la couverture du réseau de transport, afin de soutenir efficacement le développement régional.
Les trois ponts du fleuve Mouhoun
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